Myne tient la comptabilité et la fiscalité de sociétés établies à Paris et en Île-de-France : saisie et révision des comptes, comptes annuels, liasse fiscale et déclarations courantes. Nos bureaux sont au 20 rue de Prony, dans le 17e arrondissement.
Cette page décrit ce que recouvre cette mission, comment le dossier est tenu au fil de l’année, et ce que vous avez à fournir. Si vous cherchez d’abord un ordre de grandeur budgétaire, la page consacrée aux tarifs d’un expert-comptable explique les facteurs qui font varier un devis.
Ce que recouvre la mission comptable et fiscale
La tenue et la révision des comptes
La tenue enregistre les opérations de l’exercice à partir de vos pièces : factures d’achat et de vente, relevés bancaires, notes de frais, éléments de paie. La révision est le travail de contrôle qui vient ensuite : rapprochement des comptes bancaires, justification des comptes de tiers, cohérence des comptes de TVA, lettrage des clients et des fournisseurs, examen des comptes courants d’associés.
C’est la révision qui détermine la fiabilité du résultat que vous lirez. Un compte fournisseur mal lettré, une TVA collectée qui ne se rapproche pas du chiffre d’affaires ou un compte d’attente non soldé signalent un écart à expliquer avant la clôture, pas après. Nous préférons traiter ces points en cours d’année, lors des révisions intermédiaires, plutôt que de les découvrir au moment d’arrêter les comptes.
Les comptes annuels et la liasse fiscale
À la clôture, nous établissons le bilan, le compte de résultat et l’annexe, puis la liasse fiscale transmise à l’administration. Ce travail suppose des arbitrages qui vous concernent directement : niveau des amortissements, dépréciations éventuelles, provisions, traitement des travaux en cours et des factures à établir, rattachement des produits et des charges au bon exercice.
Nous vous restituons ces comptes en expliquant ce qui a bougé par rapport à l’exercice précédent et ce qui explique l’écart entre votre trésorerie et votre résultat — deux choses que l’on confond souvent, et qui n’appellent pas les mêmes décisions.
Les déclarations fiscales courantes
TVA selon votre régime et sa périodicité, impôt sur les sociétés et ses acomptes, cotisation sur la valeur ajoutée et cotisation foncière des entreprises lorsque vous y êtes soumis, déclaration des honoraires versés à des tiers. Chaque déclaration a une échéance propre et une conséquence propre en cas de retard : nous tenons le calendrier et vous signalons ce qui doit être arbitré avant l’échéance, pas le jour même.
Comment votre dossier est tenu au fil de l’année

Le point qui fait la différence entre un dossier tenu et un dossier subi, c’est le circuit des pièces. Nous le cadrons au démarrage : d’où viennent les factures d’achat, qui les dépose, à quelle fréquence les relevés bancaires arrivent, qui répond quand une pièce manque.
Nous travaillons sur Pennylane, ce qui permet de brancher directement vos comptes bancaires et vos outils de facturation, et de vous laisser voir votre situation sans attendre un envoi de notre part. L’outil ne remplace pas le travail de révision : il réduit la ressaisie et rend visible ce qui manque.
Le rythme dépend de votre activité. Une société dont la trésorerie est tendue ou qui suit une marge par chantier a besoin d’un point mensuel ; une structure aux flux réguliers peut se satisfaire d’un rythme trimestriel assorti d’un rendez-vous de clôture. Ce rythme est fixé dans la lettre de mission, avec l’interlocuteur qui suit votre dossier.
Si vous souhaitez nous confier la saisie en plus du contrôle, la page externalisation de la comptabilité précise le partage des tâches entre votre entreprise et le cabinet.
Les décisions fiscales qui reviennent chez un dirigeant
Le régime de TVA et sa périodicité
Franchise en base, régime simplifié ou régime réel normal : le régime détermine votre périodicité déclarative, votre trésorerie et le moment où vous récupérez la TVA sur vos achats. Le franchissement d’un seuil en cours d’année n’a pas les mêmes effets selon qu’il s’agit d’un seuil de base ou d’un seuil majoré, et selon que vous vendez des biens ou des services. C’est un point à examiner avant de dépasser, pas après.
La rémunération du dirigeant
Arbitrer entre rémunération et dividendes n’est pas un calcul unique : le résultat dépend de votre statut social, de votre situation personnelle, de vos besoins de trésorerie et de la protection sociale que vous voulez conserver. Notre simulateur dividendes ou salaire donne un premier ordre de grandeur sur ces deux voies ; l’arbitrage réel se fait sur votre dossier, en tenant compte de votre foyer fiscal et de vos droits sociaux.
Les charges dont la déductibilité se discute
Véhicules, repas, déplacements, cadeaux, dépenses mixtes entre usage professionnel et personnel : ce sont les postes qui reviennent le plus souvent dans les échanges avec l’administration, moins parce qu’ils seraient interdits que parce que leur justification est incomplète. Nous vous indiquons ce qu’il faut conserver et sous quelle forme, au moment où la dépense est engagée.
Ce que la facturation électronique change dans votre organisation
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent être en mesure de recevoir leurs factures fournisseurs au format électronique. L’obligation d’émettre concerne d’abord les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire ; elle s’étendra aux PME et aux microentreprises au 1er septembre 2027.
Concrètement, cela suppose de choisir une plateforme agréée et de vérifier que vos factures portent les mentions attendues. Nous cadrons ce raccordement avec vous, parce qu’il touche à la fois votre facturation et l’alimentation de votre comptabilité : une plateforme mal reliée à l’outil comptable recrée la double saisie qu’elle était censée supprimer. Pour situer votre entreprise dans le calendrier, notre page sur qui est concerné par la facturation électronique détaille les cas.
Reprendre un dossier déjà commencé
Changer de cabinet en cours d’exercice est courant et se prépare. Il faut récupérer la balance et le grand livre de l’exercice en cours, les derniers comptes annuels, les déclarations déjà déposées, les accès aux outils et l’état des comptes de tiers. La difficulté n’est presque jamais le transfert lui-même : c’est de retrouver la justification de soldes anciens que personne n’a documentés.
Nous chiffrons cette reprise séparément de la mission courante, après avoir vu l’état réel du dossier. Un exercice à jour se reprend rapidement ; un exercice où la révision n’a pas été faite demande un travail de rattrapage qui doit apparaître dans le devis plutôt que d’être découvert en route.
Ce qui fait varier le prix
Le périmètre confié, le volume de pièces, la qualité de ce qui nous est transmis, la complexité fiscale, la présence d’une paie et le niveau de pilotage attendu déterminent la charge, donc les honoraires. Notre page tarifs détaille ces facteurs, et le simulateur d’accompagnement comptable vous permet de cadrer votre besoin avant un échange. Le montant exact figure ensuite dans une proposition écrite et dans la lettre de mission.
Questions fréquentes
Puis-je garder mon outil de facturation actuel ?
Dans la plupart des cas, oui. Ce qui compte est que les factures émises soient récupérables sous une forme exploitable et que la numérotation soit continue. Nous regardons votre outil avant de proposer quoi que ce soit ; nous ne demandons un changement que lorsque l’outil ne permet pas de tenir une obligation, par exemple sur la facturation électronique.
Qui suit mon dossier au quotidien ?
Un interlocuteur identifié, nommé dans la lettre de mission, avec l’expert-comptable qui signe les comptes. Vous pouvez voir qui compose l’équipe et quelles sont ses qualifications.
Que se passe-t-il si une pièce manque à la clôture ?
Nous vous signalons les manques au fil de la révision, avec le montant concerné et son effet sur le résultat. Une pièce absente n’est jamais comptabilisée sur une hypothèse : soit elle est retrouvée, soit l’opération est traitée selon ce que les autres éléments permettent de justifier, et vous en êtes informé.
Intervenez-vous avant la création de la société ?
Oui, et c’est souvent le bon moment : la forme juridique, le régime fiscal et le statut social du dirigeant sont plus faciles à choisir qu’à corriger. Voyez notre mission d’accompagnement à la création d’entreprise.