Un audit contractuel est une mission d’examen que vous décidez de commander, sur un périmètre que vous définissez, en dehors de toute obligation légale. Myne conduit ces missions pour des sociétés établies à Paris et en Île-de-France, depuis ses bureaux du 20 rue de Prony, dans le 17e arrondissement.
Cette page décrit ce que l’on peut faire auditer, comment la mission se déroule, ce que contient le rapport et ce qu’il ne dit pas.
Dans quelles situations un audit contractuel est demandé
Trois motifs reviennent, et ils n’appellent pas le même travail.
Avant une acquisition ou une entrée au capital. Vous vous apprêtez à racheter une société ou à investir, et les comptes qu’on vous présente sont un point de départ, pas une preuve. L’audit porte alors sur ce qui pourrait faire varier le prix : réalité du chiffre d’affaires et son rattachement aux exercices, exhaustivité des dettes, engagements hors bilan, dépendance à un client, litiges en cours, qualité des stocks ou des travaux en cours.
Après un doute interne. Une marge qui se dégrade sans explication, une caisse qui ne se justifie pas, des achats dont le circuit de validation a été contourné, des notes de frais qui dérivent. L’audit porte ici sur un cycle et sur les contrôles qui l’encadrent, plus que sur les comptes annuels dans leur ensemble.
Parce qu’un tiers l’exige. Une maison mère, un franchiseur, un actionnaire minoritaire, un prêteur ou un organisme financeur demande qu’un professionnel extérieur se prononce. Le périmètre est alors largement écrit par le demandeur, et le rapport lui est destiné : cela change la façon de le rédiger.
La première décision : ce que vous faites auditer

Un audit contractuel n’a de valeur que si son objet est écrit avant de commencer. « Auditer la société » ne veut rien dire tant qu’on n’a pas dit sur quoi porte l’examen, sur quelle période, et à quelle question le rapport doit répondre.
Nous commençons donc par un cadrage écrit : le périmètre retenu, les cycles couverts, les exercices concernés, le destinataire du rapport et les questions auxquelles il devra répondre. Ce document est aussi celui qui vous protège plus tard, quand quelqu’un voudra faire dire au rapport davantage que ce qu’il examine.
Comment la mission se déroule
Nous prenons d’abord connaissance de l’activité, de l’organisation et de la façon dont l’information comptable est produite. Cette phase sert à identifier les endroits où une erreur ou une omission aurait un effet significatif : c’est là que les travaux se concentrent, plutôt que de manière uniforme sur tous les comptes. Notre page sur la méthodologie d’audit par les risques détaille ce raisonnement et la notion de seuil de signification, qui décide de ce qui mérite d’être creusé.
Viennent ensuite les travaux proprement dits : rapprochements, tests sur pièces, examen des contrats structurants, demandes de confirmation auprès de tiers lorsque c’est pertinent, entretiens avec les personnes qui tiennent les opérations. Nous vous signalons au fil de l’eau ce que nous ne parvenons pas à justifier, sans attendre le rapport : un point bloquant se traite mieux pendant la mission qu’à la fin.
Ce que contient le rapport, et ce qu’il ne contient pas
Le rapport présente les travaux effectués, les constats, ce qui n’a pas pu être vérifié et pourquoi, et les recommandations lorsque la mission en prévoit. Il est écrit pour être lu par son destinataire — vous, un acheteur, une banque — et pas seulement par un comptable.
Deux limites méritent d’être dites avant de commander la mission. Un audit contractuel ne certifie pas des comptes : il ne remplace pas un audit légal et ne produit pas les effets qu’un tiers attend d’une certification. Et ses conclusions ne valent que sur le périmètre convenu : ce qui n’a pas été examiné n’est pas pour autant validé.
Si votre société est en réalité tenue de désigner un commissaire aux comptes, ce n’est pas cette mission qu’il vous faut : voyez notre page sur l’audit légal et la certification des comptes, qui décrit une mission de nature différente, avec sa propre obligation d’indépendance.
Audit avant une levée de fonds ou une cession
Quand le rapport est destiné à un investisseur ou à un acquéreur, la question n’est pas seulement l’exactitude des comptes : c’est la capacité de l’entreprise à documenter ce qu’elle affirme. Une marge annoncée qui ne se retrouve pas dans l’analytique, des produits comptabilisés d’avance, un contrat cadre dont personne ne retrouve la version signée : ce sont ces points qui font perdre du temps en négociation. Nos observations sur l’audit des procédures internes et le contrôle des systèmes financiers reprennent les vérifications que les investisseurs conduisent de leur côté.
Indépendance : ce que nous vérifions avant d’accepter
Avant d’accepter une mission d’audit, nous regardons quels liens le cabinet a déjà avec l’entité concernée. Auditer un dossier dont on tient soi-même la comptabilité revient à contrôler son propre travail, et le rapport perdrait alors la valeur que son destinataire en attend. Si ce cas se présente, nous vous le disons et nous vous orientons vers un confrère, plutôt que d’accepter une mission dont le résultat ne servirait à personne.
Honoraires et calendrier
Il n’y a pas de tarif d’audit contractuel : la charge dépend du périmètre, du nombre d’exercices, du volume d’opérations, de l’état de la documentation interne et du délai imposé par l’opération. Nous chiffrons après avoir vu ce qui existe réellement — la comptabilité, les pièces, l’organisation — et la proposition écrite indique le périmètre retenu, les travaux prévus, la date de remise et l’interlocuteur qui conduira la mission, avant que la lettre de mission ne soit signée.
Questions fréquentes
Combien de temps mon équipe va-t-elle y consacrer ?
Cela dépend surtout de l’accessibilité des pièces. Une comptabilité tenue sur un outil où les justificatifs sont attachés aux écritures demande peu de sollicitations ; un dossier où chaque pièce doit être retrouvée dans un classeur en demande beaucoup. Nous vous transmettons la liste des documents attendus au démarrage, ce qui permet de grouper le travail de votre côté.
Pouvez-vous auditer une seule filiale d’un groupe ?
Oui, c’est même un cas courant : la maison mère veut comprendre un écart sur une entité sans lancer un examen de l’ensemble. Le rapport précise alors clairement que les conclusions ne portent que sur cette entité et ne préjugent pas des autres.
Le rapport peut-il être communiqué à ma banque ?
Cela se décide au cadrage, pas après. Un rapport écrit pour un usage interne et un rapport destiné à un tiers ne sont pas rédigés de la même manière. Dites-nous dès le départ qui va le lire.
Que se passe-t-il si vous découvrez une irrégularité ?
Nous vous la présentons avec ce qui l’établit et son effet chiffré, et nous vous indiquons ce qui peut être régularisé et comment. La décision de ce que vous en faites vous appartient ; le rapport, lui, décrit ce qui a été constaté.



