Vous créez votre société dans les prochaines semaines et vous hésitez encore entre SASU, EURL, SAS ou SARL. Ce choix pèse sur vos cotisations, sur votre retraite et sur ce que vous pourrez sortir de l’entreprise pendant des années. Myne instruit ce choix avec vous, chiffres à l’appui, puis prend en charge les statuts et l’immatriculation, pour des projets établis à Paris et en Île-de-France.
Quatre décisions se prennent en même temps et se corrigent mal après l’immatriculation : la forme sociale, le régime fiscal, le statut social du dirigeant et la répartition du capital. Une partie du travail relève du cabinet, une autre d’un avocat, et la frontière entre les deux mérite d’être connue avant de signer quoi que ce soit.
Les quatre choix qui se prennent ensemble
Choisir un statut, c’est choisir un ensemble. La forme sociale détermine largement le statut social du dirigeant, donc le coût de sa rémunération et sa protection. Le régime fiscal fixe où l’impôt se paie, sur la société ou sur votre déclaration personnelle, et donc ce que vous pouvez laisser dans l’entreprise. La composition du capital détermine qui décide, qui perçoit, et ce qui se passe si l’un des associés part. Si vous comptez associer vos premiers salariés au capital, notre guide des instruments d’intéressement indique ce qu’il faut prévoir dans les statuts dès l’origine.
Traiter ces choix séparément produit les incohérences les plus courantes. Une forme choisie pour sa souplesse, avec un capital réparti à parts égales entre deux associés qui ne se sont pas mis d’accord sur la sortie. Un régime fiscal retenu pour l’impôt de la première année, alors que le projet n’est pas rentable avant la troisième.
La comparaison entre SAS et SARL, à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu, expose les critères en détail. Le chiffrage qui tranche, lui, dépend de votre projet : du revenu dont vous avez besoin dès la première année, de la présence d’associés, et de ce que vous prévoyez de faire du résultat.

Créer une SASU, une EURL, une SAS ou une SARL : les guides pas à pas
Une fois la forme choisie, chaque société se crée selon une séquence propre, avec ses délais, ses frais légaux 2026 et ses pièges. Nous avons détaillé les quatre cas les plus courants : créer une SASU quand vous êtes seul et voulez le régime général, créer une EURL quand vous êtes seul et préférez le régime des indépendants, créer une SAS à plusieurs avec des statuts libres, et créer une SARL à plusieurs dans un cadre légal encadré. Chaque guide donne les étapes dans l’ordre, le coût réel et les décisions à prendre avant les statuts.
Ce que le cabinet prend en charge

Nous instruisons ces choix avec vous, chiffres à l’appui, puis nous préparons et contrôlons le dossier d’immatriculation : rédaction ou relecture des statuts selon la complexité du montage, pièces justificatives, dépôt au guichet des formalités des entreprises, suivi jusqu’à l’obtention de l’immatriculation. Nous ouvrons ensuite le dossier comptable : régime de TVA et sa périodicité, calendrier déclaratif, plan de comptes adapté à votre activité.
Pour cela, nous avons besoin de savoir ce que vous vendez et à qui, qui sont les associés et ce que chacun apporte, quel revenu vous devez tirer de l’activité, à quelle date vous voulez démarrer et comment le projet est financé.
Ce qui relève d’un avocat
Le secrétariat juridique qui accompagne une mission comptable couvre les statuts d’une structure courante et les formalités qui en découlent. Au-delà, mieux vaut un avocat : pacte d’associés avec clauses de sortie négociées, activité réglementée dont l’exercice impose une forme particulière, montage avec des investisseurs qui apportent leur propre documentation, ou simple désaccord entre associés dès la constitution. Nous vous le disons plutôt que de nous en charger, et nous travaillons ensuite avec le conseil que vous aurez choisi.

Les apports, et le cas de l’apport en nature
Un apport en numéraire se dépose sur un compte bloqué au nom de la société en formation, puis se débloque à l’immatriculation. Le choix de la banque n’est pas neutre à ce moment-là : le délai d’ouverture conditionne votre date de démarrage, et l’outil retenu conditionne la façon dont vos flux alimenteront votre comptabilité. Notre comparatif des comptes professionnels en ligne compare les offres sur ce que vous en attendrez réellement une fois l’activité lancée.
Un apport en nature (matériel, fonds de commerce, titres, véhicule) pose une autre question : combien vaut ce que vous apportez, et qui l’atteste. Cette évaluation suppose l’intervention d’un commissaire aux apports, mission ponctuelle et distincte de l’accompagnement comptable, avec des cas de dispense que sa page détaille. Surévaluer un apport ne facilite pas le démarrage. Quand les associés se sont passés de commissaire, ils répondent solidairement de la valeur retenue pendant cinq ans.
Quand le projet doit être financé
Si vous demandez un prêt, sollicitez un investisseur ou candidatez à un dispositif d’aide, le projet doit être écrit. Le document attendu est un prévisionnel articulé : un compte de résultat, un plan de financement, un plan de trésorerie et un bilan prévisionnel, cohérents entre eux. Ce que chaque lecteur cherche dans un business plan et l’ordre dans lequel il le lit sont détaillés sur une page dédiée. L’expérience est que le refus vient rarement des tableaux : il vient des hypothèses qui les alimentent et que personne n’a défendues.
Les premières semaines d’activité
Trois points se règlent au démarrage et se réparent mal ensuite.
La facturation : votre outil doit produire des factures conformes, avec une numérotation continue, et être en mesure de recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs. Le circuit des pièces : d’où viennent les factures d’achat, qui les dépose, comment arrivent les relevés bancaires. Et votre rémunération, qui ne se décide pas au premier bulletin mais au moment où l’on choisit la forme sociale. Notre simulateur dividendes ou salaire mesure les deux voies avant de trancher.
La suite, une fois la société lancée, relève de la mission courante : ce qu’elle recouvre est décrit sur notre page comptabilité et fiscalité.
Ce que coûte l’accompagnement
Deux postes se distinguent. Les frais qui ne nous reviennent pas : annonce légale, formalités, dépôt du capital. Et nos honoraires, qui dépendent de la complexité du montage, du nombre d’associés et de l’existence d’apports en nature. Nous chiffrons après un échange sur votre projet, dans une proposition écrite, suivie d’une lettre de mission qui nomme votre interlocuteur.
Questions fréquentes
À quel moment vous contacter ?
Avant de déposer les statuts, et si possible avant d’avoir arrêté la forme sociale. C’est le moment où les choix sont encore ouverts et gratuits. Après l’immatriculation, les mêmes décisions se corrigent par des formalités payantes.
Je peux immatriculer moi-même en ligne pour beaucoup moins cher. Pourquoi passer par un cabinet ?
Pour l’immatriculation seule, c’est exact, et nous ne prétendons pas l’inverse. L’accompagnement porte sur ce qui se décide avant : la forme, le régime, le statut du dirigeant, la répartition du capital. Si ces quatre points sont déjà arrêtés en connaissance de cause, la formalité peut effectivement se faire seul.
Faut-il un commissaire aux comptes dès la création ?
Cela dépend de la forme retenue et de la taille attendue de la structure : les sociétés qui franchissent les seuils légaux doivent en désigner un, et certaines situations de contrôle par un groupe l’imposent aussi. C’est une question à poser au moment du montage, pas à la première clôture.
Et si je me trompe de forme ?
Une transformation est possible, avec sa procédure et ses contrôles. Elle coûte du temps et des honoraires, et modifie parfois rétroactivement des équilibres qu’on croyait acquis. C’est faisable, mais rarement neutre.
