La technicité de Myne en tant qu’expert-comptable des start-up et de la tech
Myne, cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes installé au 20 rue de Prony à Paris 17e, accompagne des start-up de la création à la série B, et jusqu’à la cession. Une start-up ne se tient pas comme une PME de services : son revenu est récurrent et facturé d’avance, sa R&D est en partie financée par l’impôt, ses talents sont payés en titres, et son bilan doit être lisible par un investisseur avant de l’être par l’administration. Trois défauts reviennent sur les dossiers que nous reprenons : un chiffre d’affaires qui mélange abonnements, prestations de mise en service et refacturations ; un plan de financement bâti sur des taux de crédit d’impôt périmés ; une comptabilité incapable de dire ce que coûte réellement un client.
Le dossier est suivi par Anthony Haddad, expert-comptable et commissaire aux comptes, cofondateur et associé de Myne, inscrit à l’Ordre des experts-comptables.
Ce que comprend la mission
Nous tenons la comptabilité, établissons les déclarations fiscales et la liasse, produisons les comptes annuels, et prenons en charge la fiscalité de l’innovation : crédit d’impôt recherche, crédit d’impôt innovation, statut de jeune entreprise innovante. S’y ajoutent la paie et l’accompagnement RH, le suivi juridique de la société et de son pacte (assemblées, augmentations de capital, émissions de BSPCE et de BSA), la préparation des levées et le reporting aux investisseurs. Lorsque les seuils ou le pacte l’imposent, nous préparons la désignation d’un commissaire aux comptes.
La tenue repose sur la récupération automatique des pièces et un rapprochement bancaire continu : encaissements Stripe, banque Qonto, facturation applicative et notes de frais se branchent sur Pennylane pour supprimer la ressaisie. C’est ce qui rend possible une clôture mensuelle plutôt qu’un rattrapage en fin d’exercice, et donc un runway calculé sur des chiffres du mois écoulé.
Ce que nous demandons pour démarrer
| Document | Ce qu’il permet de vérifier |
|---|---|
| Statuts, pacte d’associés, table de capitalisation | Forme sociale, droits des investisseurs, éligibilité aux BSPCE et au statut JEI (détention du capital) |
| Dernière liasse fiscale et grand livre | Rattachement du chiffre d’affaires, produits constatés d’avance, frais de développement activés ou non |
| Export de facturation (Stripe, outil de facturation) | Distinction abonnements, mise en service et refacturations ; réconciliation avec l’ARR annoncé |
| Dernière déclaration de CIR ou de CII et son dossier technique | Taux et forfaits appliqués, qualité de la justification des temps passés |
| Registre du personnel et contrats de travail | Forfaits jours, personnels affectés à la recherche, exonérations JEI appliquées en paie |
| Conventions de financement (Bpifrance, prêts, subventions, BSA AIR) | Classement en dette, en produit ou en capitaux propres ; échéances et conditions de conversion |
Reprendre un dossier en cours d’exercice
Changer d’expert-comptable ne suppose pas d’attendre la clôture. Le cabinet sortant transmet les éléments du dossier ; nous reprenons les soldes d’ouverture, vérifions les déclarations de TVA déjà déposées et les crédits d’impôt en cours de remboursement, puis branchons les flux bancaires et de facturation. Le moment le plus délicat est la veille d’une levée : un changement de cabinet pendant une due diligence se prépare au moins un trimestre avant, pour que les comptes présentés aux investisseurs soient ceux que le nouveau cabinet signe.

Les caractéristiques de l’activité des start-up et des sociétés tech
De la création à la série A : ce qui change à chaque étape
| Étape | Financement typique | Ce que la comptabilité doit produire |
|---|---|---|
| Création | Apports des fondateurs, prêt d’honneur, aides à la création | Statuts et pacte, choix du régime de TVA, ouverture des comptes, premier prévisionnel |
| Amorçage | Business angels, BSA AIR, subventions et avances Bpifrance | Suivi des temps de R&D, premier dossier CIR ou CII, examen du statut JEI, situation trimestrielle |
| Seed et série A | Fonds d’investissement, augmentation de capital | Data room, comptes lisibles par cohorte, table de capitalisation diluée, BSPCE, reporting mensuel |
| Croissance | Séries suivantes, dette bancaire | Clôture mensuelle, consolidation si filiales, commissaire aux comptes, contrôle de gestion |
Reconnaissance du revenu : ARR, produits constatés d’avance et forfaits
Un abonnement annuel encaissé en janvier n’est pas un produit de janvier : la fraction postérieure à la clôture est un produit constaté d’avance. Un forfait d’intégration qui chevauche l’exercice impose de choisir entre l’achèvement et l’avancement, et l’avancement suppose un suivi des temps. Verser ces flux dans un compte de ventes unique produit un ARR communiqué aux investisseurs qui ne se réconcilie pas avec les comptes : c’est le premier écart qu’une due diligence met au jour.
Les indicateurs qui décident sont le burn mensuel et le runway en mois, le MRR et l’ARR nets de churn, le coût d’acquisition rapporté à la marge brute par cohorte. Aucun de ces chiffres ne vaut mieux que la donnée qui l’alimente. Nos repères sur les indicateurs d’un tableau de bord détaillent les contrôles à passer avant d’annoncer un runway à un investisseur.
Activation des développements et suivi des temps
Les coûts des études préliminaires restent en charges. Une solution informatique produite par l’entité est comptabilisée à l’actif à son coût de production lorsque les critères du plan comptable sont réunis, dont l’évaluation fiable des dépenses attribuables, donc un suivi des temps. La même donnée sert à trois usages : justifier le CIR, activer l’actif, le valoriser en due diligence. Elle se met en place une fois, avant la décision. Un CIR calculé sur une donnée qui n’a pas été collectée pendant l’année et une activation refusée faute de suivi des temps sont les deux échecs que nous rencontrons le plus souvent.
Obligations sociales propres aux jeunes sociétés
Président de SAS assimilé salarié sans allocations chômage, forfaits jours dont la validité dépend d’un accord de branche, dirigeants rémunérés en titres plutôt qu’en salaire, apporteurs d’affaires et freelances récurrents exposés à la requalification : la structure de rémunération d’une start-up crée des obligations que le statut d’indépendant ignore. Convention de branche, validité des forfaits jours, exonérations JEI appliquées salarié par salarié et articulation des instruments de capital avec la rémunération forment le périmètre de notre mission de gestion de la paie et d’accompagnement RH. Notre simulateur du coût d’un salarié donne l’ordre de grandeur d’un recrutement avant toute exonération.
Levée de fonds et data room
Ce que l’investisseur regarde en premier : la récurrence réelle du revenu, la qualité du carnet, les engagements hors bilan, la propriété des actifs incorporels et la conformité sociale. La data room rassemble les pièces qui le prouvent : statuts, pacte et procès-verbaux ; table de capitalisation pleinement diluée avec les BSPCE et BSA émis ; comptes annuels et situations intermédiaires ; détail du revenu par client et par cohorte ; dossiers CIR et JEI ; contrats de travail, cessions de droits de propriété intellectuelle des fondateurs et des prestataires ; contrats clients significatifs. Les pièces qui manquent le jour de l’ouverture deviennent des conditions suspensives. Notre article sur la levée de fonds décrit le déroulé de l’opération, le temps qu’elle prend et ce qu’elle change au bilan, y compris le traitement des frais engagés.
Reporting investisseurs après la levée
Le pacte d’associés fixe presque toujours des droits d’information : situation trimestrielle ou mensuelle, budget annuel, indicateurs commerciaux, information préalable sur certaines décisions. Le reporting que nous produisons part de la comptabilité et non d’un tableur parallèle : trésorerie et runway, chiffre d’affaires et ARR réconciliés, écart au budget, effectif, consommation de l’enveloppe levée. Le format se fixe dès le premier envoi, pour que les investisseurs comparent des chiffres construits de la même façon d’un trimestre à l’autre. Notre article sur le reporting financier décrit la construction des indicateurs, et la situation comptable intermédiaire en est la base.
Commissaire aux comptes
Deux situations se présentent après une levée. La société franchit les seuils légaux et doit désigner un commissaire aux comptes ; ou bien les statuts et le pacte prévoient sa désignation avant ce franchissement, parce que les investisseurs veulent des comptes certifiés. L’émission de BSPCE ou de BSA par une assemblée suppose aussi, dans certains cas, un rapport du commissaire aux comptes. Le commissaire ne peut pas certifier des comptes qu’il a lui-même établis : ce risque d’autorévision, encadré par le Code de commerce, conduit à confier la tenue et la certification à des cabinets différents. Myne exerce les deux métiers, mais pas pour la même société. Notre page sur la mission du commissaire aux comptes précise quand la désignation devient obligatoire, et notre article sur les missions du commissaire aux comptes dans une start-up détaille le déroulement d’un premier audit légal.
Activités voisines : ESN, deeptech et actifs numériques
Ce qui précède suppose un revenu logiciel récurrent. Une société qui vend des jours d’intégration en plus de ses licences retrouve les difficultés d’une société de services : marge par consultant, valorisation des travaux en cours, frontière avec le prêt de main-d’œuvre lorsque l’intervention se fait chez le client. Notre page ESN et éditeurs de logiciels traite ce volet, y compris le traitement des coûts de calcul. Une deeptech ou une healthtech vit de cycles longs, de subventions et d’avances récupérables, avec un temps de recherche à documenter année après année. Si vous détenez ou faites transiter des actifs numériques, ce sont le régime des plus-values et la frontière entre gestion privée et activité habituelle qui commandent ; notre page actifs numériques détaille ce point.
Décrivez votre activité, vos sources de revenus et la difficulté du moment. Notre équipe vous répond sous 24 h ouvrées.
Le régime fiscal et social des start-up : statut, fiscalité de l’innovation et instruments de capital
Choix du statut juridique, pacte d’associés et prévisionnel
La SAS domine pour de bonnes raisons (liberté statutaire, actions de préférence, entrée d’investisseurs, accès aux BSPCE réservé aux sociétés par actions), mais elle a un coût social pour le président assimilé salarié qu’il faut chiffrer avant de trancher. Notre guide pour créer une SAS, notre comparatif SAS ou SARL et notre mission d’aide juridique à la création d’entreprise détaillent ces points. Le pacte se prépare en même temps que les statuts : vesting, bad leaver, clauses de liquidité et droits d’information conditionnent toutes les opérations ultérieures. Un prévisionnel de start-up est un modèle de cohortes, de coût d’acquisition et de rétention dont le compte de résultat est la conséquence ; notre guide du business plan en détaille la construction.
Financer l’amorçage : prêt d’honneur, Bpifrance et BSA AIR
Le prêt d’honneur est accordé au fondateur, pas à la société : un prêt personnel sans intérêts ni garantie, attribué après sélection par un comité (Initiative France, Réseau Entreprendre), qui sert surtout à renforcer l’apport et à obtenir un prêt bancaire complémentaire. Le fondateur l’apporte ensuite à la société, en capital ou en compte courant d’associé. Le choix n’est pas neutre : un apport en capital ne se récupère pas avant une liquidité, un compte courant peut être remboursé mais pèse sur le bilan présenté aux investisseurs.
Les aides de Bpifrance prennent des formes que la comptabilité ne traite pas de la même façon. Une subvention d’exploitation est un produit de l’exercice ; une subvention d’investissement se reprend au rythme de l’amortissement du bien financé ; une avance remboursable reste une dette tant que le remboursement est probable. Les trois se rencontrent souvent dans le même dossier, et une avance enregistrée à tort en produit gonfle un résultat que l’investisseur retraitera.
Le BSA AIR (bon de souscription d’actions avec accord d’investissement rapide) n’est pas un régime prévu par la loi : c’est un BSA ordinaire, au sens du Code de commerce, dont le contrat organise la conversion en actions lors du tour suivant, à un prix fixé par une décote et, le plus souvent, un plafond de valorisation. Il permet de lever sans négocier de valorisation, mais il dilue au tour suivant d’une façon que les fondateurs sous-estiment souvent. Nous calculons cette dilution dans la table de capitalisation au moment de la signature, pas à la conversion. Notre article sur la fiscalité des BSPCE, BSA AIR et actions gratuites compare les instruments.
Crédit d’impôt recherche et crédit d’impôt innovation
Le taux du CIR est de 30 % jusqu’à 100 M€ de dépenses et de 5 % au-delà. La loi de finances pour 2025 a ramené le forfait de frais de fonctionnement de 43 % à 40 % des dépenses de personnel et supprimé le régime de faveur des jeunes docteurs, pour les dépenses exposées à compter du 15 février 2025. Le CII, prorogé jusqu’au 31 décembre 2027, est passé de 30 % à 20 % pour les dépenses exposées à compter du 1er janvier 2025, dans la limite de 400 000 € de dépenses par an. La loi de finances pour 2026 n’a pas modifié ces taux.
| CIR | CII | Statut JEI | |
|---|---|---|---|
| Ce qui est financé | Travaux de recherche marqués par une incertitude scientifique ou technique | Conception de prototypes ou d’installations pilotes de produits nouveaux | Pas un crédit d’impôt : une qualification de l’entreprise |
| Qui | Toute entreprise imposée d’après son bénéfice réel | PME au sens européen | PME de moins de huit ans, au moins 20 % de charges de recherche, capital détenu majoritairement par des personnes physiques ou assimilées |
| Avantage en 2026 | 30 % des dépenses jusqu’à 100 M€, 5 % au-delà | 20 % des dépenses, dans la limite de 400 000 € par an | Exonération de cotisations patronales sur les personnels de recherche ; exonérations locales sur délibération |
| Sécurisation | Dossier technique et suivi des temps ; rescrit possible | Dossier technique ; rescrit possible | Rescrit auprès de l’administration fiscale, silence de trois mois valant accord |
Un dossier CIR se constitue pendant l’année : temps passés par projet, qualification des personnels affectés, justification du caractère de recherche au regard de l’état de l’art, traitement des subventions reçues qui viennent en diminution de l’assiette. Un CIR calculé sans dossier technique est un CIR encaissé puis rendu. Une PME au sens européen peut demander le remboursement immédiat de sa créance plutôt que de l’imputer sur un impôt qu’elle ne paie pas encore : c’est souvent la première ressource non dilutive après la création. Notre guide du CIR et du CII pour les start-up détaille l’assiette, un exemple chiffré, le remboursement immédiat et le cumul avec la JEI.
Statut JEI et régime à 10 % des logiciels et brevets
La jeune entreprise innovante suppose une PME de moins de huit ans, des dépenses de recherche représentant au moins 20 % de ses charges, un capital détenu à 50 % au moins par des personnes physiques ou des investisseurs assimilés, et une activité réellement nouvelle. L’avantage a changé de nature : l’exonération d’impôt sur les bénéfices ne s’applique plus aux entreprises créées à compter du 1er janvier 2024, et le bénéfice principal est désormais social (exonération de cotisations patronales sur les personnels affectés à la recherche), auquel peuvent s’ajouter des exonérations locales sur délibération. Des variantes existent, la jeune entreprise universitaire, la jeune entreprise de croissance et la jeune entreprise d’innovation à impact, avec leurs propres conditions.
Le statut s’applique sans agrément. Le rescrit prévu au 4° de l’article L. 80 B du livre des procédures fiscales permet d’interroger l’administration sur la qualification ; le silence gardé pendant trois mois vaut accord tacite. C’est la seule façon de figer la position avant un contrôle Urssaf portant sur plusieurs années d’exonérations. La levée elle-même peut faire perdre le statut, si l’entrée d’un fonds fait passer la détention par des personnes physiques et assimilées sous la moitié : ce calcul se fait avant la signature.
L’article 238 du CGI permet d’imposer à 10 % les revenus de cession ou de concession de logiciels protégés par le droit d’auteur et de brevets, après application d’un ratio traduisant la part de recherche réellement conduite par l’entreprise. Peu d’éditeurs le mettent en place, parce qu’il suppose un suivi des dépenses par actif engagé en amont.
BSPCE et actions gratuites
Les BSPCE relèvent d’un régime propre (CGI, art. 163 bis G) réservé aux salariés, aux dirigeants soumis au régime fiscal des salariés et aux membres des organes de direction. Les conditions tiennent à la société : forme par actions, imposition à l’impôt sur les sociétés en France, immatriculation depuis moins de quinze ans, et capital détenu de manière continue pour 15 % au moins par des personnes physiques. Ce dernier seuil était de 25 % ; la loi de finances pour 2026 l’a abaissé pour les bons attribués à compter du 1er janvier 2026, ce qui rouvre le dispositif à des sociétés diluées par plusieurs tours. Les conditions s’apprécient à la date d’attribution, pas à la création.
Le prix d’exercice est fixé à la date d’attribution. Lorsqu’une augmentation de capital est intervenue dans les six mois précédents, il ne peut être inférieur au prix d’émission des titres alors émis, diminué le cas échéant d’une décote justifiée par la perte de valeur depuis l’émission ou par des droits moins favorables. Au moment de la cession des actions, le gain d’exercice est imposé à 12,8 % si le bénéficiaire exerce dans la société depuis au moins trois ans, à 30 % sinon ; le gain de cession suit le régime des plus-values de valeurs mobilières.
Le pool est presque toujours constitué avant l’entrée des investisseurs, et dilue donc les fondateurs et non le nouvel entrant : c’est un point de négociation du term sheet, pas une formalité postérieure. L’attribution gratuite d’actions emporte une contribution patronale spécifique dont le coût se budgète au moment de la décision, pas à la sortie. Notre article sur la fiscalité des BSPCE et des actions gratuites détaille ces régimes.
Cession, transmission ou adossement
Une cession se prépare sur les comptes que l’acquéreur va lire, c’est-à-dire ceux des deux exercices précédents. Normalisation du résultat, nettoyage des comptes courants, contrats clients cessibles, propriété effective du code et des marques : ces points se traitent tant qu’ils sont corrigeables. Après la lettre d’intention, ils deviennent des points de négociation de prix. L’interposition d’une holding avant la cession, l’arbitrage entre dividendes et plus-value, et le sort des BSPCE non exercés au moment de la sortie se décident en amont, jamais dans le mois qui précède la signature.

La TVA et les particularités fiscales des start-up et du SaaS
Régime de TVA et ventes de SaaS en Europe
Franchise ou assujettissement, obligations déclaratives dès le premier euro encaissé hors de France, guichet unique pour les ventes à distance : ces choix se prennent à la création et se corrigent difficilement. Une start-up qui investit avant de facturer a souvent intérêt à renoncer à la franchise, pour récupérer la TVA sur ses dépenses de lancement. Pour un client professionnel établi dans un autre État membre, la prestation est taxable chez le preneur, qui autoliquide, et l’opération se déclare dans l’état récapitulatif des services. Pour un client particulier, la taxation intervient dans son État de résidence au-delà du seuil européen, ce qui impose en pratique le guichet unique OSS dès les premiers clients. Notre guide sur la déclaration de TVA au guichet unique précise le seuil de 10 000 € au-delà duquel ce régime devient obligatoire et le déroulé des déclarations trimestrielles.
Crédit de TVA et remboursement
Une start-up en phase de développement dépense plus qu’elle ne facture : elle accumule un crédit de TVA. Ce crédit se rembourse sur demande, ce qui en fait une ressource de trésorerie à part entière, à condition que les factures d’achat soient conformes et rattachées. Une demande appuyée sur des pièces incomplètes déclenche des questions de l’administration qui retardent le versement de plusieurs mois.
Filiales, holding et TVA transfrontalière
L’internationalisation ajoute la création d’une holding, les comptes consolidés, les prix de transfert entre entités et la TVA intracommunautaire. Une filiale américaine créée pour lever outre-Atlantique inverse souvent la structure ; la question se pose avant le term sheet, pas après.
Facturation électronique : où en est votre société
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques. L’obligation d’émettre s’étend aux PME et microentreprises au 1er septembre 2027. Deux décisions restent à prendre : le choix d’une plateforme agréée, où le critère le plus souvent oublié est la possibilité d’en sortir avec ses données, et l’identification des ventes qui relèvent de l’e-reporting plutôt que du circuit entre assujettis français, cas fréquent d’un logiciel vendu à l’étranger. Notre comparatif Qonto et Pennylane expose les cas où les deux outils se complètent et ceux où l’un suffit.
Liens utiles
- CGI, article 244 quater B : crédit d’impôt recherche et, au k de son II, crédit d’impôt innovation (version en vigueur depuis le 1er janvier 2026)
- BOFiP, actualité du 13 août 2025 : aménagements du CIR et du CII par la loi n° 2025-127 du 14 février 2025
- BOI-BIC-CHAMP-80-20-20-10 : conditions du statut de jeune entreprise innovante
- Livre des procédures fiscales, article L. 80 B, 4° : rescrit JEI, accord tacite à l’expiration du délai de trois mois.
- CGI, article 163 bis G : BSPCE, conditions d’émission, prix d’exercice et imposition du gain (version issue de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 25)
- CGI, article 238 et BOI-BIC-BASE-110 : imposition à 10 % des revenus de logiciels protégés et de brevets.
- Code de commerce, articles L. 227-9-1 et D. 221-5 : seuils de désignation d’un commissaire aux comptes
- Code de commerce, article L. 821-28 : services interdits au commissaire aux comptes
- Plan comptable général, articles 611-1 à 611-8 : comptabilisation des solutions informatiques produites par l’entité (règlement ANC n° 2022-06, exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025).
- Bpifrance Création : le prêt d’honneur, bénéficiaires et réseaux qui l’accordent
Questions courantes sur la fiscalité et le financement des start-up
Une start-up est-elle obligée de prendre un expert-comptable ?
Non. La loi impose de tenir une comptabilité et de produire des comptes annuels, pas de confier ce travail à un expert-comptable. En pratique, une start-up qui demande un CIR, applique le statut JEI, émet des BSPCE ou prépare une levée a besoin d’un professionnel dont les comptes seront acceptés par l’administration et par les investisseurs. Seul le commissaire aux comptes devient obligatoire, au-delà de certains seuils.
À quel moment faire appel à un expert-comptable quand on crée une start-up ?
Avant l’immatriculation, si possible. Le choix de la forme sociale, du régime de TVA et de la date de clôture, la rédaction du pacte et la mise en place du suivi des temps de R&D se décident au départ et conditionnent le CIR, le statut JEI et les BSPCE. Une reprise en cours de vie reste possible, mais elle commence par corriger ce qui n’a pas été posé.
Comment le CIR est-il calculé ?
Sur une assiette composée principalement des dépenses de personnel affecté à la recherche, majorées d’un forfait de frais de fonctionnement de 40 % de ces dépenses, à laquelle s’ajoutent notamment les dotations aux amortissements des biens affectés et la sous-traitance agréée dans les limites prévues. Les subventions publiques reçues pour le projet viennent en diminution. Le taux est de 30 % jusqu’à 100 M€ de dépenses.
Quelle est la différence entre le CIR et le CII ?
Le CIR finance des travaux de recherche caractérisés par une incertitude scientifique ou technique. Le CII finance la conception de prototypes ou d’installations pilotes de produits nouveaux, en aval de la recherche, et il est réservé aux PME. Son taux est de 20 % pour les dépenses exposées à compter du 1er janvier 2025, dans la limite de 400 000 € de dépenses par an.
Comment obtenir le statut de jeune entreprise innovante ?
Il n’y a pas d’agrément à demander : le statut s’applique de plein droit à l’entreprise qui remplit les conditions, notamment être une PME de moins de huit ans, consacrer au moins 20 % de ses charges à la recherche et être détenue majoritairement par des personnes physiques ou assimilées. La sécurisation passe par le rescrit du 4° de l’article L. 80 B du livre des procédures fiscales, auquel l’administration doit répondre dans les trois mois, son silence valant accord.
Qui peut recevoir des BSPCE ?
Les salariés, les dirigeants soumis au régime fiscal des salariés et les membres des organes de direction, à condition que la société remplisse les conditions d’éligibilité à la date d’attribution. Les prestataires indépendants et les advisors non salariés en sont exclus : pour eux, l’instrument est le BSA, dont le régime fiscal est différent.
Comment fixer le prix d’exercice des BSPCE ?
Il est arrêté à la date d’attribution. Si une augmentation de capital est intervenue dans les six mois précédents, le prix ne peut être inférieur au prix d’émission des titres alors émis, diminué le cas échéant d’une décote justifiée. C’est la raison pour laquelle la date d’attribution se décide au regard du calendrier de levée, et non l’inverse.
Quand peut-on vendre ses BSPCE ?
Jamais : les bons eux-mêmes sont incessibles. Le bénéficiaire les exerce (il souscrit les actions au prix fixé) puis cède ces actions, lors d’une liquidité ou d’une cession secondaire. C’est cette cession qui déclenche l’imposition du gain, et non l’attribution.
Comment un BSA AIR est-il converti ?
Au tour de financement suivant, selon les termes du contrat : le nombre d’actions reçues dépend du montant investi et d’un prix égal au prix du tour diminué d’une décote, souvent borné par un plafond de valorisation. Si aucun tour n’intervient avant l’échéance prévue, le contrat fixe un prix de conversion par défaut. La dilution se calcule dès la signature.
Quand faut-il nommer un commissaire aux comptes dans une start-up ?
Lorsque deux des trois seuils sont dépassés à la clôture : 5 000 000 € de total de bilan, 10 000 000 € de chiffre d’affaires hors taxes et 50 salariés. La nomination intervient souvent bien avant, du fait des statuts, d’un pacte d’associés ou d’une exigence d’investisseur.
Combien coûte un expert-comptable pour une start-up ?
Les honoraires dépendent du volume d’opérations, du nombre de salariés, des dossiers de crédit d’impôt et du rythme de reporting demandé par les investisseurs. Myne établit un devis après un premier échange ; notre page tarifs explique comment il est construit.
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Votre dernière liasse, votre table de capitalisation et le détail de vos revenus récurrents suffisent à dire si votre revenu est rattaché au bon exercice, si votre crédit d’impôt est calculé aux bons paramètres et ce qu’il manque à votre data room. Les décisions qui ne se rattrapent pas (régime de TVA, activation, date d’attribution des BSPCE, effet d’une levée sur le statut JEI) se prennent avant, pas après. Les honoraires dépendent du volume du dossier et des missions retenues ; Myne établit un devis après un premier échange. Contactez le cabinet ou appelez le 01 80 21 06 26.
Mise à jour le 8 octobre 2026.
