La technicité de Myne en tant qu’expert-comptable des commerçants et artisans
Myne, cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes installé à Paris 17e, accompagne des commerçants indépendants et des artisans-commerçants : boutiques, commerces de bouche, magasins spécialisés, points de vente avec activité en ligne. Trois sujets décident du résultat d’un commerce et échappent presque toujours au suivi annuel : la conformité du logiciel de caisse, dont le défaut coûte 7 500 € par logiciel, la démarque, qui se dissout dans le coefficient de marge, et le fonds commercial, dont le traitement se documente ou se subit. Les dossiers que nous reprenons présentent les mêmes défauts : une attestation d’éditeur qui ne vaut plus certificat, une démarque absorbée dans un coefficient global, des agencements amortis sans regard sur la durée du bail, des ventes de places de marché enregistrées en net.
Nous accompagnons nos clients dans la tenue de leur comptabilité, avec l’intégration de la caisse et un rapprochement caisse-banque-terminal de paiement, leurs déclarations fiscales et de TVA, la paie du point de vente, la constitution et le suivi juridique de la structure d’exploitation et, le moment venu, la préparation de la vente du fonds. La donnée d’un commerce naît dans la caisse et dans l’outil de gestion des stocks : nous branchons cette chaîne sur Pennylane, avec Qonto côté flux, et un rapprochement quotidien, le rythme qui permet de détecter un écart avant qu’il ne devienne un sujet.

Les caractéristiques de l’activité de commerce de détail
Le logiciel de caisse : ce que la loi de finances pour 2025 a durci
Les assujettis qui enregistrent les règlements de leurs clients au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse doivent utiliser un outil satisfaisant aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage des données (CGI, art. 286-I-3° bis). Le défaut de justification est sanctionné d’une amende de 7 500 € par logiciel, avec régularisation sous soixante jours. Le contrôle peut être inopiné, sans engagement d’une vérification de comptabilité.
La loi de finances pour 2025 a supprimé la possibilité de justifier la conformité par une attestation individuelle de l’éditeur : seul le certificat délivré par un organisme accrédité est désormais admis. Beaucoup de commerçants détiennent encore une attestation et se croient couverts, c’est le premier document que nous demandons à l’entrée en relation.
La démarque inconnue et la marge par famille
L’écart entre le stock théorique et le stock réel se constate à l’inventaire et vient en diminution directe de la marge. Trois erreurs reviennent systématiquement : la confondre avec la démarque connue (casse, périmés, promotions, offerts) qui est pilotable et doit être suivie séparément ; ne pas la mesurer par famille de produits, ce qui interdit toute action ; et l’absorber dans un coefficient de marge global, ce qui la rend invisible jusqu’au jour où le résultat décroche sans explication. Un inventaire tournant par famille, même partiel, donne une mesure exploitable en quelques mois là où l’inventaire annuel ne produit qu’un constat.
La marge utile n’est pas la marge globale : c’est la marge par famille, après remises acquises et après démarque, croisée avec la rotation. C’est à ce niveau qu’une décision d’assortiment est possible. Encore faut-il que la donnée le permette : nos repères sur les indicateurs d’un tableau de bord détaillent les vérifications à faire avant de tirer une conclusion d’un écart de marge.
Fonds de commerce, fonds commercial et bail commercial
Le fonds de commerce est l’universalité juridique : clientèle, enseigne, droit au bail, matériel, stock. Le fonds commercial est le poste comptable résiduel après affectation des éléments identifiables, et c’est lui qui pose la question de l’amortissement. Il est présumé non amortissable : il ne l’est que s’il existe une limite prévisible à son exploitation, ce qui se rencontre notamment lorsqu’il est adossé à un contrat à durée déterminée non renouvelable. Une facilité existe par ailleurs pour les petites entreprises. Dans tous les cas, le choix retenu se justifie en annexe : il ne se tranche pas par défaut au moment de la liasse.
La valeur d’un commerce tient largement à son bail : durée résiduelle, destination et clause de déspécialisation, montant et indexation du loyer, répartition des charges et des travaux. Un droit au bail acquis s’inscrit à l’actif et suit son propre régime. Les travaux d’agencement réalisés dans un local dont on n’est pas propriétaire s’amortissent sur une durée qui doit tenir compte de la durée d’occupation attendue, et non de la seule durée d’usage du bien. Un agencement amorti sur quinze ans dans un bail dont il reste quatre ans à courir produit une perte brutale à la sortie.
La paie du commerce
Le rattachement conventionnel dépend de l’activité réelle du point de vente et non de l’enseigne. S’y ajoutent l’annualisation du temps de travail, les majorations du travail dominical et des jours fériés, et les primes d’objectifs dont l’assiette doit être définie contractuellement. Ces trois éléments se paramètrent une fois et se contrôlent à chaque bulletin : c’est ce que couvre notre mission d’externalisation de la paie, qui décrit aussi les points que l’employeur doit pouvoir vérifier lui-même.
Activités voisines
Le cadre décrit ici, caisse, marge, stock, bail, vaut pour tout point de vente, mais quatre situations en déplacent le centre de gravité. Le commerce de bouche transforme une matière première périssable : le coût matière réel, l’énergie et les invendus y pèsent plus que l’assortiment, et la TVA s’y applique à plusieurs taux selon le produit et le mode de consommation. Nos pages artisan boulanger et chef pâtissier détaillent ces points. Le commerce spécialisé vit de saisons et de démarque : soldes, collections, testeurs, retours. Le pilotage porte alors sur la valorisation du stock en fin de saison plus que sur la rotation moyenne. Voir magasin de vêtements et parfumerie. La librairie ajoute le prix unique du livre et le droit de retour, qui interdisent les leviers habituels sur la marge.
Les services de proximité vendent d’abord du temps, avec une part de revente accessoire : le coût du poste de travail y remplace la marge par famille comme indicateur de pilotage. Voir salon de coiffure et institut de beauté, cette dernière traitant aussi les cartes prépayées, qui sont un produit constaté d’avance et non une recette. Enfin, l’appartenance à un réseau change la construction même de la marge, puisqu’une partie se joue en amont dans la négociation entre la tête de réseau et les fournisseurs : voir franchise et distribution.
Métiers également suivis sur cette page
- Instituts de beauté et spas : encaissements mixtes entre prestations et ventes de produits, stock, TVA au taux normal, abonnements et cartes prépayées à rattacher aux exercices.
- Magasins de vêtements : stock et démarque, soldes et déstockage, dépôt-vente, contrats de franchise ou de commission-affiliation.
- Librairies : prix unique du livre, TVA à taux réduit sur les livres et taux normal sur la papeterie, retours aux éditeurs et office, remises institutionnelles.
Décrivez votre activité, vos sources de revenus et la difficulté du moment. Notre équipe vous répond sous 24 h ouvrées.
Le régime fiscal et social du commerçant
Reprendre un fonds et choisir la structure
Avant de signer une reprise, il faut vérifier le bail et sa durée résiduelle, la réalité du chiffre d’affaires déclaré, l’ancienneté et la rotation du stock, l’état des agencements et la conformité de la caisse. Un chiffre d’affaires reconstitué depuis les achats dit souvent autre chose que le compte de résultat présenté.
Trois montages coexistent : entreprise individuelle, société d’exploitation, ou société d’exploitation avec détention des murs par une société civile distincte. Le choix se fait sur la capacité à conserver du résultat, le coût social du dirigeant et ce qu’on veut pouvoir céder séparément un jour. Notre comparatif SAS ou SARL traite le premier volet. La reprise d’un fonds suppose en outre un plan de financement, dont notre guide du business plan détaille les tableaux attendus par une banque.
Assortiment et fiscalité locale du point de vente
Le classement des familles par marge unitaire croisée avec la rotation dit ce qu’il faut garder, repositionner ou retirer. C’est le levier de rentabilité qui ne dépend ni du loyer ni des charges sociales.
La fiscalité locale comprend la cotisation foncière des entreprises, assise sur la valeur locative du local, et la taxe sur les surfaces commerciales au-delà de 400 m² de surface de vente avec au moins 460 000 € de chiffre d’affaires, étant précisé que les réserves et locaux non accessibles au public ne comptent pas dans la surface de vente. Un magasin de 500 m² dont 200 m² de réserve sort donc du champ. Le sujet des réseaux et de la surface cumulée est traité sur notre page franchise et distribution.
Cession, transmission ou difficultés
La valeur d’un fonds se construit sur un résultat normalisé, un bail sécurisé, un stock sain et une caisse conforme : un acquéreur sérieux vérifie les quatre. Le résultat normalisé reconstitue la rémunération de l’exploitant à sa valeur de marché et retraite les charges non récurrentes. Un multiple de chiffre d’affaires appliqué seul donne une valeur que l’acquéreur ne retiendra pas. Notre méthode de calcul de l’EBITDA normatif détaille quels retraitements un acquéreur opère sur le résultat publié, et pourquoi mieux vaut les avoir faits avant lui.
Loyer, stock immobilisé, dette fournisseurs : les procédures amiables donnent de meilleurs résultats ouvertes tôt. Notre article sur la liquidation judiciaire simplifiée décrit ce qui se passe une fois ce moment dépassé, y compris le sort du dirigeant.

La TVA et les particularités fiscales du point de vente
Franchise en base ou assujettissement
Pour un commerce à forte part d’achats revendus, l’assujettissement est presque toujours gagnant : il ouvre la déduction de la TVA sur les marchandises, les agencements et le matériel, ce qui compense largement la collecte. Le calcul se fait sur la structure des achats, pas sur le seul chiffre d’affaires.
TVA multi-taux, places de marché et vente en ligne
Le commerce alimentaire cumule les taux sur le même ticket, et la ventilation ne peut pas être reconstituée après coup : elle est portée par le paramétrage des articles dans la caisse. Une clé forfaitaire appliquée à la déclaration est indéfendable en contrôle. Les ventes en ligne et les places de marché se traitent séparément, avec des commissions éclatées et non enregistrées en net : le chiffre d’affaires est le prix payé par le client final, la commission est une charge. Enregistrer le seul virement net minore le chiffre d’affaires, fausse la TVA collectée et rend le coût réel du canal invisible.
Un site adossé au point de vente ajoute la question de la territorialité de la TVA et du guichet unique dès les premières ventes à des particuliers d’autres États membres. Notre guide sur la déclaration de TVA au guichet unique donne le seuil de 10 000 € au-delà duquel la taxation bascule dans l’État du client, et notre page e-commerce traite le reste du modèle en ligne, des plateformes au stock déporté. Notre article sur l’automatisation d’une comptabilité e-commerce traite le branchement de la boutique et de la passerelle de paiement, commissions comprises.
Facturation électronique et vente aux particuliers
Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie doit pouvoir recevoir une facture électronique. L’émission s’impose aux PME et microentreprises au 1er septembre 2027. Un commerce vendant à des particuliers relève principalement de l’e-reporting de ses encaissements. Notre page sur la facturation électronique dans le commerce et la restauration traite ce cas, et celle consacrée à l’e-reporting des ventes aux particuliers précise quelles opérations entrent dans la transmission et lesquelles en sortent.
Liens utiles
- CGI, article 286-I-3° bis et BOI-TVA-DECLA-30-10-30 : obligation d’utiliser un logiciel ou système de caisse conforme.
- Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 : suppression de l’attestation individuelle de l’éditeur.
- CGI, article 1770 duodecies : amende de 7 500 € par logiciel non conforme.
- Plan comptable général, article 214-3 : fonds commercial et conditions d’amortissement.
- BOFiP : BOI-TFP-TSC, champ d’application de la taxe sur les surfaces commerciales.
- CGI, article 293 B : franchise en base de TVA et seuils applicables.
- Code de commerce, articles L. 145-1 et suivants : baux commerciaux.
Questions courantes des commerçants et artisans
Mon logiciel de caisse est-il conforme ?
Il l’est s’il satisfait aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage, et si vous détenez un certificat délivré par un organisme accrédité. La loi de finances pour 2025 a supprimé la justification par attestation individuelle de l’éditeur : une attestation ne suffit plus.
Quelle sanction en cas de caisse non conforme ?
Une amende de 7 500 € par logiciel ou système concerné, avec obligation de régulariser dans les soixante jours. Le contrôle peut être inopiné, sans engagement d’une vérification de comptabilité.
Comment mesurer la démarque inconnue ?
Par un inventaire tournant par famille de produits, en isolant d’abord la démarque connue (casse, périmés, promotions, offerts) qui est pilotable. Sans cette séparation, la démarque inconnue se dissout dans le coefficient de marge et devient invisible jusqu’au décrochage du résultat.
Le fonds commercial est-il amortissable ?
Il est présumé non amortissable. Il ne l’est que s’il existe une limite prévisible à son exploitation, notamment lorsqu’il est adossé à un contrat à durée déterminée non renouvelable, avec une facilité prévue pour les petites entreprises. Le choix retenu se justifie en annexe.
Quelle différence entre fonds de commerce et fonds commercial ?
Le fonds de commerce est l’ensemble juridique : clientèle, enseigne, droit au bail, matériel, stock. Le fonds commercial est le poste comptable résiduel après affectation des éléments identifiables. C’est le second qui pose la question de l’amortissement.
Suis-je redevable de la TASCOM ?
Seulement au-delà de 400 m² de surface de vente avec au moins 460 000 € de chiffre d’affaires hors taxes. La surface de vente ne retient que les espaces clos et couverts accessibles à la clientèle : réserves, locaux de service et surfaces extérieures en sont exclus. Un magasin de 500 m² dont 200 m² de réserve sort donc du champ.
Vaut-il mieux rester en franchise de TVA ?
Pour un commerce à forte part d’achats revendus, rarement : l’assujettissement ouvre la déduction sur les marchandises, les agencements et le matériel, ce qui compense largement la collecte. Le calcul se fait sur la structure de vos achats, pas sur votre chiffre d’affaires.
Sur quelle durée amortir des agencements dans un local loué ?
Sur leur durée d’utilisation attendue, appréciée en tenant compte de la durée d’occupation probable du local et non de la seule durée technique du bien. Un agencement amorti sur quinze ans dans un bail dont il reste quatre ans à courir produit une perte brutale à la sortie.
Autres secteurs
- Salles de sport et coachs sportifs
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- Automobile, concessions et garages
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- Transport routier et logistique
- Médical et professions de santé
- Centres de bien-être, spas et instituts
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Un Z de caisse représentatif, le certificat de conformité de votre logiciel, votre dernier inventaire et votre bail suffisent à dire si votre caisse est conforme, où part votre marge et ce que vaut réellement votre fonds. Le premier échange porte aussi sur votre régime de TVA et sur la part de vos ventes réalisée en ligne ou via des places de marché. Contactez le cabinet.
Mise à jour le 18 septembre 2026.
