Un prévisionnel sert à répondre à une question simple : le projet tient-il debout avec l’argent dont vous disposez ? Chez Myne, deux formules existent. La relecture express, à 349 € HT, s’adresse à ceux qui ont déjà leurs chiffres et veulent un document propre, relu par le cabinet avant de le présenter. L’accompagnement complet, à 1 000 € HT, couvre la construction du prévisionnel avec un expert-comptable, le test des hypothèses et la préparation du rendez-vous avec le financeur.
En bref. Le prévisionnel est la partie chiffrée du business plan : compte de résultat sur trois ans, plan de financement, budget de trésorerie mois par mois et seuil de rentabilité. C’est lui que la banque lit en premier. Le cabinet en prend en charge la construction ou la relecture ; la présentation du projet et du marché reste la vôtre. Les deux prix sont fixes et hors taxes, et ils ne sont pas déduits d’une mission comptable que vous nous confieriez ensuite. Le premier échange est gratuit.
Mise à jour le 20 octobre 2026.
Deux formules, deux prix
Le choix dépend moins du projet que de l’endroit où vous en êtes. Si vous avez déjà travaillé vos prix, vos volumes et vos charges, une relecture suffit souvent à mettre le document au niveau attendu. Si les chiffres restent à construire, ou si le dossier doit passer devant plusieurs financeurs, l’accompagnement complet évite de refaire le travail deux fois.
| Relecture express | Accompagnement complet | |
|---|---|---|
| Prix | 349 € HT | 1 000 € HT |
| Point de départ | Les informations chiffrées que vous nous transmettez | Votre projet, même si les chiffres ne sont pas encore posés |
| Ce que fait le cabinet | Établit le prévisionnel à partir de vos données et le relit avant remise : cohérence des tableaux, TVA, charges sociales du dirigeant | Construit avec vous le prévisionnel complet, teste les hypothèses, prépare un scénario dégradé et le rendez-vous avec le financeur |
| Échanges avec un expert-comptable | Questions ponctuelles si une donnée manque ou ne colle pas | Oui, tout au long de la construction |
| Paramétrage fiscal et social | Vérifié | Construit avec vous : statut du dirigeant, régime d’imposition, TVA, exonérations de début d’activité |
| Après la remise | Document prêt à joindre à votre dossier | Réponses aux questions du financeur sur les chiffres |
Dans les deux cas, vous ne recevez pas un document que personne n’a regardé : le prévisionnel passe entre les mains du cabinet avant de vous être remis. Nous n’annonçons pas de délai standard : il dépend surtout de la rapidité avec laquelle les informations nous arrivent.
Comment se déroule la mission
- Un premier échange gratuit, pour comprendre le projet, faire le point sur ce dont vous disposez déjà et choisir la formule.
- Vous nous transmettez les informations du projet : prix, volumes, charges, investissements, financement envisagé. La liste détaillée figure plus bas.
- En relecture express, le cabinet établit le prévisionnel à partir de ces données et le relit avant remise. En accompagnement complet, les hypothèses se construisent avec vous, avec un scénario central et un scénario dégradé.
- Le prévisionnel vous est remis. Dans la formule complète, nous préparons avec vous le rendez-vous et répondons aux questions du financeur sur les chiffres.

Ce que contient le prévisionnel
La fiche officielle « comment concevoir un business plan » le décompose en quatre tableaux : compte de résultat, bilan, plan de financement et budget de trésorerie. Ces tableaux se répondent. Une erreur sur le délai de paiement des clients, par exemple, ne change rien au résultat mais déplace tout le besoin de financement.
| Tableau | La question à laquelle il répond | Ce que l’on y vérifie d’abord |
|---|---|---|
| Compte de résultat prévisionnel (3 ans) | Le projet gagne-t-il de l’argent ? | La construction du chiffre d’affaires : clients, prix, rythme de montée en charge |
| Plan de financement | Avec quoi démarre-t-on, et qui paie quoi ? | Le besoin en fonds de roulement, souvent oublié |
| Budget de trésorerie mensuel | Passe-t-on les premiers mois ? | Les décalages entre facturation et encaissement, la TVA |
| Bilan prévisionnel | Quelle situation à la fin de chaque exercice ? | La concordance avec les trois autres tableaux |
| Seuil de rentabilité | Combien faut-il vendre pour ne pas perdre d’argent ? | Sa traduction en unités concrètes : clients par mois, couverts par service |
La partie rédigée du business plan, qui présente le projet, le marché et la stratégie commerciale, reste de votre main. Le banquier ou l’investisseur vous interrogera sur ce texte, et un projet raconté par un tiers se repère vite en rendez-vous. Notre article sur la partie financière du business plan détaille la logique de chaque tableau, si vous préférez commencer seul.
Un exemple : rentable sur l’année, à court de trésorerie au deuxième mois
Prenons une activité de conseil aux entreprises qui démarre avec trois clients. Elle facture 15 000 € HT par mois dès le premier mois, ses clients paient à 60 jours, ses charges fixes (rémunération du dirigeant et charges sociales comprises, loyer, abonnements) atteignent 8 000 € par mois, et elle investit 12 000 € de matériel au départ, amorti sur trois ans. Les montants sont hors taxes et avant impôt, pour garder l’exemple lisible.
| Mois | Encaissements | Décaissements | Trésorerie cumulée |
|---|---|---|---|
| 1 | 0 € | 20 000 € | − 20 000 € |
| 2 | 0 € | 8 000 € | − 28 000 € |
| 3 | 15 000 € | 8 000 € | − 21 000 € |
| 4 | 15 000 € | 8 000 € | − 14 000 € |
| 5 | 15 000 € | 8 000 € | − 7 000 € |
| 6 | 15 000 € | 8 000 € | 0 € |
| 12 | 15 000 € | 8 000 € | + 42 000 € |
Sur l’année, le compte de résultat affiche 180 000 € de chiffre d’affaires, 96 000 € de charges et 4 000 € d’amortissement, soit 80 000 € de résultat avant impôt. Le projet est rentable. Pourtant, à la fin du deuxième mois, il manque 28 000 € en caisse, et la trésorerie ne redevient positive qu’au septième mois. Sans prêt ni apport à hauteur de ce creux, l’entreprise ne paie pas ses charges d’avril alors qu’elle a déjà facturé 30 000 €.
C’est exactement ce que le budget de trésorerie fait apparaître, et ce que le compte de résultat cache. Dans un dossier réel, la TVA, les acomptes d’impôt et le calendrier des cotisations sociales du dirigeant creusent encore l’écart des premiers mois : ce sont les lignes que le cabinet contrôle en priorité, dans les deux formules.

Ce que la banque regarde en premier
Un banquier ne lit pas le dossier dans l’ordre où il est rangé. Il ouvre le budget de trésorerie, cherche le mois le plus bas, puis remonte aux hypothèses de chiffre d’affaires pour savoir d’où elles viennent. Il compare ensuite l’apport personnel au montant demandé, et l’excédent dégagé aux échéances du prêt. Un investisseur, lui, accepte des pertes au démarrage mais veut voir le chemin jusqu’à la rentabilité et ce que devient l’entreprise avec l’argent qu’il apporte.
Le même jeu de chiffres sert à tous ces lecteurs. On ne fabrique pas un prévisionnel pour la banque et un autre pour l’investisseur ; on présente le même socle sous l’angle qui intéresse chacun. Pour une start-up qui prépare un tour de table, notre page expert-comptable pour start-up et l’article sur la levée de fonds prolongent ce travail.
Ce qu’il faut préparer avant de nous écrire
La qualité du prévisionnel dépend de la qualité de ce qui entre dedans. Plus les informations sont précises au départ, plus le travail porte sur l’analyse plutôt que sur la collecte. Voici ce que nous demandons dans la plupart des dossiers :
- Le projet en quelques lignes : activité, clientèle visée, lieu, date de démarrage envisagée.
- Vos prix et vos volumes : tarif ou panier moyen, nombre de clients ou de ventes attendu, et d’où vient cette estimation (devis signés, lettres d’intention, prix relevés chez la concurrence).
- Les charges prévues : loyer, salaires, abonnements, assurances, honoraires, avec les devis quand vous en avez.
- Les investissements : matériel, travaux, stock de départ, dépôt de garantie.
- Le financement envisagé : apport personnel, prêt demandé, prêt d’honneur, aides.
- Votre situation personnelle : statut envisagé, autres revenus éventuels, maintien d’une allocation, rémunération dont vous avez besoin pour vivre.
Rien de tout cela n’a besoin d’être parfait. Une hypothèse fragile mais identifiée vaut mieux qu’un chiffre rond sorti de nulle part : c’est précisément le rôle du cabinet de la repérer et d’en mesurer l’effet.
Relecture express ou accompagnement complet : comment choisir
Trois questions suffisent généralement à trancher.
Vos hypothèses sont-elles déjà documentées ?
Si vous savez d’où vient chacun de vos chiffres, la relecture express vous apporte ce qui manque le plus souvent : des tableaux qui concordent entre eux, une TVA et des charges sociales calculées correctement, et un document présentable. Si vous avancez encore à l’intuition, l’accompagnement complet commence par là, et c’est le travail qui prend le plus de temps.
Le projet est-il standard ou atypique ?
Une activité de service avec peu d’investissement se modélise assez simplement. Un commerce avec stock, une reprise d’entreprise, une activité saisonnière ou un projet avec plusieurs associés et plusieurs sources de financement demandent des allers-retours que seule la formule complète prévoit.
Combien de financeurs allez-vous voir ?
Un seul rendez-vous bancaire pour un prêt modeste ne justifie pas toujours un accompagnement complet. Un dossier qui passe devant plusieurs banques, une plateforme de prêt d’honneur et des investisseurs gagne à être construit une fois pour toutes, avec un scénario dégradé déjà prêt quand la question arrive.
En cas de doute, le premier échange sert à cela. Nous vous dirons quelle formule correspond à votre dossier, y compris quand la moins chère suffit.
Point de vigilance du cabinet
Une relecture n’est pas une attestation. Le prévisionnel que nous vous remettons est un document de travail établi ou revu par le cabinet ; il ne comporte pas d’opinion signée d’un expert-comptable sur vos comptes prévisionnels. Si votre banque ou un organisme vous demande expressément une attestation, signalez-le dès le premier échange : c’est une mission distincte, avec son propre cadre, que nous présentons sur notre page consacrée à l’attestation d’expert-comptable.
Deuxième point, plus fréquent : le plan de trésorerie construit hors taxes. Sur un projet qui investit au démarrage, la TVA payée sur les achats n’est récupérée qu’avec un décalage, alors qu’elle sort bien de la trésorerie le jour du paiement. Un plan qui l’ignore sous-estime le besoin des premiers mois, parfois de plusieurs milliers d’euros.
Après la création : le prévisionnel devient votre budget
Un prévisionnel qui reste dans un tiroir une fois le prêt obtenu n’a servi qu’à moitié. Comparé chaque trimestre au réel, il montre tôt où le projet s’écarte du plan : chiffre d’affaires en retard, marge plus faible, délais de paiement plus longs que prévu. Notre modèle de plan de trésorerie sert à suivre la partie trésorerie au mois le mois.
Si vous nous confiez ensuite votre comptabilité, ce suivi se fait dans le logiciel du dossier ; le cabinet suit environ 1 500 dossiers sur Pennylane, où les indicateurs décrits dans notre article sur les tableaux de bord financiers se lisent directement. Le prix du prévisionnel reste indépendant de cette mission : il n’est pas déduit des honoraires de création ou de tenue comptable, que vous retrouvez sur notre page tarifs. La création elle-même est détaillée sur notre page création d’entreprise.
Questions fréquentes
Quel est le tarif d’un business plan chez un expert-comptable ?
Chez Myne, le prévisionnel coûte 349 € HT en relecture express et 1 000 € HT en accompagnement complet. Ces prix sont fixes, hors taxes, et ne sont pas déduits d’une mission comptable ultérieure. Ailleurs, les écarts de prix tiennent surtout à ce qui est inclus : relecture ou construction, échanges avec un expert-comptable ou non, préparation du rendez-vous bancaire ou non.
Qui peut m’aider à faire un business plan ?
Pour la partie chiffrée, un expert-comptable est l’interlocuteur habituel : il cale la fiscalité, les charges sociales et la trésorerie. La présentation du projet et du marché reste à écrire par le créateur, éventuellement avec l’aide d’un réseau d’accompagnement ou d’une chambre consulaire.
Qu’est-ce qui compose un business plan ?
Une partie rédigée (présentation du projet, produit ou service, stratégie commerciale, synthèse de l’étude de marché) et une partie chiffrée : compte de résultat, bilan, plan de financement et budget de trésorerie, selon la décomposition retenue par Service Public Entreprendre.
Le cabinet signe-t-il le prévisionnel ?
Le prévisionnel est établi ou relu par le cabinet, mais il ne porte pas d’attestation. Si un financeur en exige une, c’est une mission à part, à évoquer dès le premier échange.
Combien de temps faut-il pour obtenir le prévisionnel ?
Nous ne communiquons pas de délai standard. Le temps nécessaire dépend surtout du moment où toutes les informations sont réunies et de la complexité du projet.
Parler de votre projet
Le premier échange est gratuit : il sert à comprendre le projet, à vérifier ce dont vous disposez déjà et à choisir la formule. Écrivez-nous depuis le formulaire de cette page ou la page contact, ou appelez le cabinet au 01 80 21 06 26. Myne est installé au 20 rue de Prony, à Paris 17e.
Sources
- Service Public Entreprendre, Projet de création d’entreprise : comment concevoir un business plan, fiche vérifiée le 26 décembre 2025, consultée le 20 octobre 2026.
