Votre société vient de franchir les seuils, un investisseur exige des comptes certifiés, ou vous voulez savoir ce que le prochain auditeur demandera à vos équipes. La certification des comptes est une mission légale : un commissaire aux comptes désigné pour la durée de son mandat exprime une opinion motivée sur les comptes annuels et, le cas échéant, sur les comptes consolidés. Myne exerce cette mission pour des sociétés établies à Paris et en Île-de-France.
Ce que l’auditeur cherche, ce qu’il demande à vos équipes et ce que dit son rapport obéissent à une logique simple : il ne vérifie pas tout, il vérifie ce qui peut changer la lecture des comptes.
Un point à connaître avant tout le reste
Le cabinet qui tient votre comptabilité ne peut pas certifier vos comptes. L’expertise comptable et le commissariat aux comptes ne se cumulent pas sur une même entité : l’indépendance du commissaire l’interdit, puisqu’il reviendrait à contrôler son propre travail. Myne exerce les deux métiers, mais jamais pour la même structure.
Cela veut dire deux choses. Si nous tenons vos comptes, nous vous aidons à préparer la désignation et l’intervention d’un confrère, et nous produisons les états et justificatifs qu’il demandera. Si vous nous confiez la mission légale, votre comptabilité reste tenue par ailleurs, et nous n’intervenons pas dans son établissement.
La question préalable, êtes-vous tenu d’en désigner un et comment, est traitée sur notre page consacrée au commissaire aux comptes, qui précise quand la désignation devient obligatoire et comment elle se déroule.

Ce que l’auditeur cherche, et ce qu’il ne cherche pas

Une opinion d’audit ne dit pas que les comptes sont exacts au centime. Elle dit qu’ils sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle, et qu’ils ne comportent pas d’anomalie significative. Ce mot est décisif : est significatif ce qui, par son montant ou par sa nature, changerait la lecture qu’un tiers fait des comptes.
C’est pourquoi un audit ne vérifie pas tout. Il identifie d’abord les endroits où une erreur ou une fraude aurait un effet significatif, puis il concentre ses travaux sur ces zones. Notre page sur la méthodologie d’audit par les risques détaille ce raisonnement et la notion de seuil de signification, qui décide de ce qui est examiné et de ce qui ne l’est pas.
Ce que l’audit ne cherche pas non plus : il ne juge pas votre gestion, ne se prononce pas sur la pertinence de vos décisions commerciales, et ne garantit pas l’absence de toute fraude. Il apporte une assurance élevée, jamais absolue.
Le déroulé d’un exercice audité
La prise de connaissance. Comprendre l’activité, son marché, son organisation, la façon dont les opérations naissent et deviennent des écritures. Elle est plus lourde la première année et se met à jour ensuite.
L’appréciation des contrôles. Sur les cycles qui portent les risques identifiés (ventes, achats, stocks, paie, trésorerie), l’auditeur regarde comment les erreurs sont évitées ou détectées chez vous. Une organisation où les factures fournisseurs sont validées par une personne différente de celle qui paie n’appelle pas les mêmes travaux qu’une organisation où tout passe par le dirigeant.
Les contrôles sur les comptes. Tests sur pièces, examen analytique, recalculs, et demandes de confirmation adressées directement à des tiers : banques, avocats, principaux clients et fournisseurs. Ces confirmations sont souvent le premier contact des équipes avec l’audit, et elles demandent un peu d’anticipation de votre côté.
La synthèse. Une réunion avec la direction sur les points relevés, avant l’émission du rapport. C’est le moment où une divergence d’appréciation se discute, pas après.
Les rapports. Le rapport sur les comptes annuels porte l’opinion et, quand la situation l’exige, des observations ou des réserves. S’y ajoute le rapport sur les conventions réglementées, qui recense les conventions passées entre la société et ses dirigeants ou associés, un sujet plus fréquent qu’on ne le pense dans les sociétés à actionnariat resserré.

Ce que l’audit demande à votre équipe
Le coût interne d’un audit est réel et rarement anticipé. Il tient à trois choses : la disponibilité des pièces justificatives, l’existence d’une personne capable de répondre aux questions sans mobiliser tout le service, et la qualité de l’arrêté des comptes lui-même. Un dossier où les comptes de tiers sont justifiés, où les stocks ont fait l’objet d’un inventaire documenté et où les provisions sont motivées se contrôle vite. Un dossier où chaque question suppose une recherche prend le triple de temps, sans que la conclusion en soit meilleure.
Nous adressons la liste des documents attendus avant chaque phase, et nous calons le calendrier avec vous et avec votre expert-comptable, pour que les demandes n’arrivent pas au moment où vos équipes bouclent la clôture.
Les missions qui accompagnent le mandat
Un mandat de commissariat n’est pas seulement une certification annuelle. Certaines opérations de la vie sociale appellent une intervention distincte : évaluation d’un apport en nature par un commissaire aux apports, appréciation exigée par une transformation de société, ou examen du rapport d’échange dans une fusion. Ces missions ne se confondent pas avec la certification : elles sont ponctuelles, ont leur propre fondement et leur propre désignation.
Si votre société n’est pas dans le champ légal mais qu’un investisseur, un franchiseur ou un prêteur demande un examen des comptes, ce n’est pas cette mission qu’il vous faut : voyez notre page sur l’audit contractuel, dont le périmètre se négocie et qui ne produit pas de certification.
Les honoraires
Les honoraires d’un commissaire aux comptes ne se négocient pas comme une prestation commerciale : ils doivent correspondre au temps nécessaire pour conduire des travaux conformes aux normes professionnelles, et un budget insuffisant est en soi un problème d’indépendance. Ce qui les fait varier (taille, complexité des cycles, nombre d’entités, qualité du contrôle interne, premier exercice ou mandat en cours) est détaillé sur notre page consacrée aux honoraires du commissaire aux comptes.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un mandat ?
La durée est fixée par la loi et court sur plusieurs exercices, ce qui distingue le commissariat d’une prestation reconductible d’année en année. Notre page sur le rôle et les missions du commissaire aux comptes précise cette durée, ainsi que la différence entre les deux métiers.
Qu’est-ce qu’un rapport avec réserve ?
Une réserve signale un désaccord ou une limitation portant sur un point précis et significatif, sans remettre en cause l’ensemble des comptes. Elle est écrite pour être comprise : elle indique ce sur quoi elle porte et pour quel montant. Une réserve ne tombe jamais du ciel : elle a été discutée en synthèse avant l’émission du rapport.
Et si nous refusons de corriger une anomalie ?
C’est votre droit : les comptes sont établis sous la responsabilité de la direction. L’auditeur, lui, en tire les conséquences dans son opinion. C’est précisément le sens de l’indépendance : le rapport ne se négocie pas.
Auditez-vous des sociétés jeunes ou en levée de fonds ?
Oui, et la question qui s’y attache est souvent celle de la valorisation des développements, du traitement des instruments donnés aux salariés et du rattachement des produits. Nos observations sur les missions de commissariat aux comptes pour les start-up décrivent ces points et ce que les investisseurs regardent.
