En bref
- Le mobilier de bureau acheté pour un usage professionnel à domicile est déductible si l’usage professionnel est établi.
- Il peut être passé directement en charge (petits montants) ou amorti sur 10 ans.
- Pour un dirigeant de société, le remboursement ou la prise en charge doit être documenté et justifié.
- Un meuble mixte (professionnel et personnel) doit être proratisé selon l’usage.
La déductibilité du mobilier de bureau : le principe
Le mobilier et l’équipement acquis pour aménager un espace de travail professionnel à domicile sont des charges déductibles si deux conditions sont remplies :
- Ils sont destinés à un usage professionnel réel et documenté
- Leur acquisition s’inscrit dans la gestion normale de l’activité
Concrètement, un bureau, une chaise ergonomique, une lampe de bureau, des rangements dédiés à l’activité professionnelle entrent dans cette catégorie. Un canapé de salon ou une décoration murale ne répondent pas à ces critères, même si la pièce sert aussi de bureau.
Charge directe ou immobilisation ?
Le traitement comptable dépend du montant de l’achat :
- En dessous du seuil de minimis retenu par la société (généralement 500 € HT), l’achat peut être passé directement en charge de l’exercice.
- Au-dessus de ce seuil, le meuble constitue une immobilisation corporelle inscrite à l’actif et amortie sur sa durée d’utilisation prévisible. Pour le mobilier de bureau, la durée d’amortissement est de 10 ans en linéaire (taux de 10 %).
Pour un dirigeant de société
Un dirigeant qui achète du mobilier pour son bureau à domicile peut se faire rembourser par la société sous deux conditions :
- L’usage professionnel est démontré (convention d’occupation ou note justificative)
- La facture est établie au nom du dirigeant ou directement au nom de la société
Le remboursement de frais réels est exonéré de cotisations sociales s’il est justifié et proportionné. La société déduit la charge de son résultat. Pour la TVA, elle est récupérable sur le mobilier strictement professionnel si la facture est établie au nom de la société et que l’usage est professionnel.
Pour un travailleur indépendant
Un professionnel exerçant en nom propre (BNC, BIC) peut inscrire directement le mobilier de bureau dans ses charges ou son registre des immobilisations selon le montant. La déduction s’opère dans la déclaration de résultat (2035 ou 2031) sans intermédiaire.
Le cas du mobilier à usage mixte
Un meuble utilisé à la fois pour l’activité professionnelle et à des fins personnelles (une bibliothèque qui contient des livres professionnels et personnels, par exemple) doit être proratisé selon la même logique que les autres charges mixtes. En l’absence d’usage exclusivement professionnel, une déduction partielle est admise mais doit être justifiée.
| Meuble / équipement | Déductible ? | Conditions |
|---|---|---|
| Bureau (table de travail) | Oui | Usage professionnel exclusif ou prédominant |
| Chaise ergonomique | Oui | Usage professionnel établi |
| Étagères/rangements professionnels | Oui | Contenus professionnels identifiables |
| Canapé de salon | Non | Usage personnel prédominant |
| Bibliothèque mixte | Partielle | Prorata selon usage professionnel estimé |
Besoin d’un accompagnement sur mesure ?
La déduction du mobilier et des équipements de télétravail s’inscrit dans une gestion globale des charges liées au bureau à domicile. Les experts de Myne vous accompagnent dans la mise en place d’une politique de remboursement de frais rigoureuse et fiscalement optimisée.

