En bref
- Le portage salarial crée une relation tripartite entre le consultant, la société de portage et le client.
- Le consultant bénéficie du statut de salarié : cotisations sociales, assurance chômage, protection maladie.
- La société de portage prélève des frais de gestion sur le chiffre d’affaires apporté par le consultant.
- Le portage est réservé aux activités de prestation intellectuelle et de conseil.
Le schéma tripartite du portage salarial
Le portage salarial repose sur trois acteurs liés par des contrats distincts :
- Le consultant porté : il prospecte et négocie ses missions directement avec les clients.
- La société de portage salarial : elle signe le contrat de prestation avec le client, établit les factures, encaisse le chiffre d’affaires, et verse un salaire au consultant après déduction des charges sociales et de ses frais de gestion.
- Le client : il achète une prestation à la société de portage, avec qui il a un contrat commercial.
Le cadre légal est fixé par les articles L. 1254-1 et suivants du Code du travail et par la convention collective nationale du portage salarial du 22 mars 2017.
Le calcul du revenu net en portage salarial
Le consultant négocie un taux journalier moyen (TJM) avec son client. La société de portage encaisse la facture TTC, déduit la TVA reversée à l’État, puis applique sa propre mécanique :
- Chiffre d’affaires HT facturé au client
- Déduction des frais de gestion de la société de portage : entre 5 % et 12 % selon les prestataires
- Déduction des frais professionnels remboursables (déplacements, hébergement sur note de frais)
- Le solde constitue la base brute salariale : on en déduit les cotisations sociales salariales et patronales (~75 % du brut)
- Le consultant perçoit un salaire net d’environ 45 à 55 % du CA HT facturé
Exemple : un TJM de 600 €, 15 jours facturés dans le mois = CA HT de 9 000 €. Après frais de gestion (8 %) et charges sociales, le consultant perçoit environ 4 000 à 4 500 € nets.
Les avantages du portage salarial
- Statut salarié : couverture maladie, retraite, prévoyance et assurance chômage dans les mêmes conditions qu’un salarié
- Pas de gestion administrative : facturation, comptabilité, déclarations sociales assurées par la société de portage
- Démarrage rapide : aucune formalité de création de société
- Crédibilité commerciale : certains grands comptes préfèrent contracter avec une société plutôt qu’un auto-entrepreneur
Les limites et inconvénients
- Coût des frais de gestion : 5 à 12 % du CA HT prélevés par la société de portage, qui s’ajoutent aux charges sociales
- Activités restreintes : le portage est réservé aux prestations intellectuelles (conseil, formation, expertise). Les activités commerciales, artisanales ou libérales réglementées en sont exclues
- Rémunération minimale : la convention collective impose un salaire minimum de 2 517,13 € bruts par mois (ou 77 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale)
| Critère | Portage salarial | SASU / EURL | Micro-entreprise |
|---|---|---|---|
| Statut social | Salarié | Assimilé-salarié ou TNS | TNS |
| Assurance chômage | Oui | Non (sauf conditions spécifiques) | Non |
| Gestion administrative | Externalisée | À la charge du dirigeant | Simplifiée |
| Coût de gestion | 5-12 % du CA HT | Comptabilité + charges sociales | Cotisations sur CA |
| Plafond CA | Aucun | Aucun | 77 700 € (services) |
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