Myne est un cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes installé à Paris 17e. Nous suivons des producteurs et diffuseurs de spectacle vivant. Votre activité est encadrée à trois niveaux que peu de secteurs cumulent : une déclaration obligatoire pour exercer, une billetterie dont la tenue est réglementée, et une taxe assise sur vos recettes qui s’ajoute aux droits d’auteur à reverser.
Les enjeux propres au spectacle vivant
Exercer suppose une déclaration, renouvelable
L’activité d’entrepreneur de spectacles vivants est soumise à une déclaration auprès de l’autorité administrative, donnant lieu à un récépissé valable pour une durée déterminée et renouvelable. Elle couvre les fonctions d’exploitant de lieu, de producteur et de diffuseur, avec des obligations propres.
Deux points de gestion en découlent : le récépissé doit être valide au moment de chaque représentation, et son échéance se suit comme une échéance comptable ; l’exercice sans déclaration expose à des sanctions et prive de la possibilité de conclure certains contrats, notamment avec les collectivités.
La billetterie est une comptabilité à part entière
Les recettes de billetterie obéissent à des obligations spécifiques de tenue et de justification, avec un système de billetterie permettant l’identification et le contrôle de chaque billet émis. Cette exigence n’est pas formelle : la billetterie est la base de calcul de plusieurs obligations financières.
Elle sert en effet d’assiette à la taxe sur les spectacles affectée au soutien du secteur, aux droits d’auteur dus aux sociétés de perception, et le cas échéant à la part revenant au lieu dans un contrat de coréalisation. Une billetterie mal tenue produit donc trois erreurs simultanées.
Des taux de TVA différents selon le spectacle et son rang
Les spectacles vivants relèvent d’un taux réduit. Un taux particulier plus bas s’applique aux premières représentations de certaines œuvres, dans la limite d’un nombre défini de représentations et sous conditions tenant à la nature du spectacle.
Ce mécanisme suppose un décompte rigoureux des représentations concernées : le passage du taux particulier au taux réduit s’opère en cours d’exploitation et doit être répercuté dans la billetterie. Les recettes annexes, bar, vestiaire, produits dérivés, suivent leurs propres taux.
Cession, coréalisation, coproduction : trois contrats, trois comptabilités
| Contrat | Qui porte le risque | Traitement |
|---|---|---|
| Cession | Le lieu, qui achète le spectacle | Prix de cession facturé par le producteur |
| Coréalisation | Partagé selon une clé de recette | Partage de billetterie selon le contrat |
| Coproduction | Partagé selon les apports | Partage des coûts et des recettes futures |
La qualification du contrat détermine qui déclare la billetterie, qui verse les droits d’auteur et qui supporte la taxe. Un contrat intitulé cession mais fonctionnant comme une coréalisation crée une incertitude sur ces trois obligations.
Une équipe intermittente et des congés spectacles
Artistes et techniciens relèvent de contrats à durée déterminée d’usage, avec la présomption de salariat pour les artistes, et de cotisations propres au secteur, dont les congés gérés par une caisse dédiée. Le coût réel d’une représentation se calcule charges comprises, en intégrant les répétitions, les défraiements et le transport.
Notre accompagnement à chaque étape

Création et structuration
Déclaration et forme juridique
Nous accompagnons la déclaration d’entrepreneur de spectacles et arbitrons la forme, société ou association selon le projet, puis constituons la structure. Si le projet prend la forme associative, les questions deviennent celles du financement et de la fiscalité propres à ce secteur, que traite notre page association loi 1901.
Paramétrer la billetterie et les taux
Nous vérifions le paramétrage des taux de TVA et le décompte des premières représentations avant la mise en vente.
Construire le budget de production
Coûts de plateau, salaires charges comprises, transport et communication, rapportés à une hypothèse de remplissage réaliste.
Exploitation : la tournée et les représentations
Suivi de la billetterie et des recettes
Nous rapprochons billetterie, encaissements et déclarations, date par date.
Droits d’auteur et taxe sur les spectacles
Nous établissons les déclarations dues et vérifions les assiettes retenues.
Paie du spectacle
Notre mission de paie traite les contrats d’usage, les cachets et les cotisations spécifiques.
Trésorerie de tournée
Nous modélisons le décalage entre les dépenses de production et l’encaissement des cessions ou des recettes, qui peut atteindre plusieurs mois.
Développement : jauge, tarification, réseau
Calculer le point mort par date
Nous rapportons le coût complet d’une représentation, charges sociales comprises, au produit net de billetterie après droits et taxe. C’est ce chiffre qui dit à partir de quel taux de remplissage une date est rentable.
Arbitrer entre cession et coréalisation
La cession sécurise la recette, la coréalisation expose au risque mais capte le succès. Nous chiffrons les deux sur des hypothèses de remplissage.
Mobiliser les aides du secteur
Nous identifions les dispositifs applicables et organisons le suivi des dépenses éligibles.
Fin d’exploitation et transmission
Clôturer une production
Nous établissons le compte d’exploitation définitif, réglons les partages entre coproducteurs et traitons le sort des droits sur le spectacle.
Les outils connectés à votre structure
Billetterie, paie et comptabilité
Nous connectons votre système de billetterie et votre paie du spectacle à la comptabilité, avec une analytique par production et par date.
Facturation électronique
Réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026, émission au 1er septembre 2027 pour les PME et microentreprises. Vos contrats de cession avec des lieux relèvent de la facture électronique, la billetterie vendue aux particuliers de l’e-reporting.
Si votre activité ne se limite pas à produire des spectacles
Produire pour un commanditaire n’est pas produire pour un public : la recette devient un budget accepté, avec des acomptes échelonnés et de la sous-traitance à refacturer. C’est la situation que décrit notre page agence événementielle.
Si vous enregistrez et exploitez ce que vous produisez, la question devient celle des masters, des avances consenties aux artistes et des redevances à reverser, traitée sur notre page producteur de musique.
Enfin, exploiter un lieu ajoute à la billetterie une activité de bar ou de restauration, avec ses taux de TVA, sa caisse et ses marges : notre page hôtellerie-restauration y est consacrée.
Si votre structure doit faire certifier ses comptes
Beaucoup de producteurs et de diffuseurs de spectacle vivant sont constitués en association et reçoivent des subventions publiques : au-delà du montant fixé par la réglementation, la certification des comptes par un commissaire aux comptes devient obligatoire. Une société de production qui franchit les seuils légaux est concernée pour une autre raison, mais avec les mêmes conséquences.
Un point mérite d’être dit clairement : ce ne peut pas être le cabinet qui tient votre comptabilité. L’expertise comptable et le commissariat aux comptes ne se cumulent pas sur une même structure, l’indépendance du commissaire l’interdisant : Myne exerce les deux métiers, mais jamais pour la même entité.
Concrètement : si nous tenons vos comptes, nous vous aidons à préparer la désignation et l’intervention d’un confrère, et nous produisons les états et justificatifs qu’il demandera ; si vous nous confiez la mission légale, votre comptabilité reste tenue par ailleurs. Notre page sur la mission du commissaire aux comptes précise quand la désignation devient obligatoire et comment elle se déroule.
FAQ : les questions fréquentes des producteurs de spectacles
Quel est le tarif d’un expert-comptable pour un producteur de spectacles ?
Il dépend du nombre de productions et de dates, du volume de paie du spectacle et de l’existence de subventions. Nous chiffrons après avoir vu un exercice et un budget de production.
Faut-il une licence pour produire un spectacle ?
L’activité est soumise à déclaration auprès de l’autorité administrative, donnant lieu à un récépissé valable pour une durée déterminée et renouvelable. Il doit être valide à la date de chaque représentation.
Quelles obligations pèsent sur la billetterie ?
Une tenue permettant l’identification et le contrôle de chaque billet émis. La billetterie sert d’assiette à la taxe sur les spectacles, aux droits d’auteur et au partage éventuel avec le lieu.
Quel taux de TVA pour un spectacle vivant ?
Un taux réduit, avec un taux particulier plus bas pour les premières représentations de certaines œuvres, dans la limite d’un nombre défini de représentations. Le décompte doit être suivi et répercuté en billetterie.
Quelle différence entre cession et coréalisation ?
En cession, le lieu achète le spectacle à un prix ferme et porte le risque de recette. En coréalisation, le risque et la billetterie sont partagés selon une clé contractuelle, ce qui modifie qui déclare quoi.
Qui verse les droits d’auteur ?
Celui qui organise la représentation et perçoit la billetterie, selon la qualification du contrat. Une confusion entre cession et coréalisation crée une incertitude sur cette obligation.
Comment calculer le point mort d’une date ?
En rapportant le coût complet de la représentation, salaires charges comprises, transport et technique, au produit net de billetterie après droits d’auteur et taxe.
Les artistes doivent-ils être salariés ?
Oui : la prestation d’un artiste du spectacle relève d’un contrat de travail présumé, avec les cotisations propres au secteur, dont les congés spectacles.
Peut-on produire sous forme associative ?
Oui, sous réserve du caractère non lucratif de la gestion. Le développement d’activités concurrentielles impose d’examiner la sectorisation ou la filialisation.
Quels indicateurs suivre ?
Le taux de remplissage par date, la recette moyenne par billet, le coût complet par représentation, la part des recettes annexes et le délai d’encaissement des cessions.
Sources officielles
- Code du travail, articles L. 7122-1 et suivants : entrepreneur de spectacles vivants et régime déclaratif.
- CGI, article 290 quater : obligations relatives à la billetterie des spectacles.
- CGI, article 279, b bis : taux réduit applicable aux spectacles vivants.
- CGI, article 281 quater : taux particulier applicable aux premières représentations de certains spectacles.
- Code du cinéma et de l’image animée, articles L. 452-1 et suivants : taxe sur les spectacles de variétés.
- Code de la propriété intellectuelle, article L. 132-18 : contrat de représentation et droits d’auteur.
- Code du travail, articles L. 7121-3 et D. 3141-9 : présomption de salariat et congés du spectacle.
Mise à jour le 6 septembre 2026.
Parler de votre production avec Myne
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