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Comment fonctionne le compte courant d’associé ?

Le compte courant d'associé est un prêt, pas un apport en capital.

Sommaire
  1. Qu’est-ce qu’un compte courant d’associé ?
  2. Où se trouve le compte courant d’associé au bilan ?
  3. Comment rémunérer un compte courant d’associé ?
  4. Exemple chiffré : combien d’intérêts la société peut-elle déduire ?
  5. Comment les intérêts sont-ils imposés chez l’associé ?
  6. Comment récupérer l’argent d’un compte courant d’associé ?
  7. Un compte courant d’associé peut-il être débiteur ?
  8. Abandon, cession, incorporation au capital : que faire d’un compte courant ?
  9. Faut-il une convention de compte courant ?
  10. Questions fréquentes
  11. Sources

Un compte courant d’associé est un prêt qu’un associé ou un dirigeant consent à sa société, en y versant de l’argent ou en y laissant des sommes qu’il pourrait retirer (rémunération, dividendes). La société lui doit cette somme : elle l’inscrit en dette au compte 455. Le prêt peut être rémunéré, mais les intérêts ne sont déductibles que si le capital est entièrement libéré et dans la limite d’un taux fixé par l’administration : 4,33 % pour un exercice de douze mois clos entre le 30 juin et le 29 septembre 2026. Sauf convention de blocage, l’associé peut demander son remboursement à tout moment.

Mise à jour le 8 octobre 2026. Taux vérifiés sur le BOFiP (actualisation du 5 août 2026) et sur la fiche Service Public Entreprendre F32966.

En bref

  • Le compte courant est une dette de la société envers l’associé, pas un apport en capital : il se rembourse.
  • Intérêts déductibles dans la limite du taux de référence (4,33 % pour les clôtures du 30 juin au 29 septembre 2026), à condition que le capital soit entièrement libéré.
  • Une société associée ou liée peut dépasser ce taux si elle prouve qu’une banque indépendante lui aurait prêté à ce prix (article 212 du CGI).
  • L’associé personne physique est imposé sur les intérêts au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ou, sur option, au barème ; la société retient 12,8 % à titre d’acompte lors du paiement.
  • Compte débiteur interdit aux gérants et associés personnes physiques de SARL, aux administrateurs et directeurs généraux de SA, au président et aux dirigeants de SAS.
  • Remboursement exigible à tout moment, sauf blocage ; le compte peut aussi être abandonné, cédé ou transformé en capital.

Qu’est-ce qu’un compte courant d’associé ?

Pour financer sa trésorerie, une société a trois voies : augmenter son capital, emprunter à une banque, ou faire appel à ses associés sous forme d’avances en compte courant. Dans ce dernier cas, l’associé ou le dirigeant met une somme à la disposition de la société. Juridiquement, c’est un prêt : il devient créancier de la société.

Le compte courant n’est donc pas un compte bancaire. C’est un compte de la comptabilité de la société, ouvert au nom de chaque associé, qui retrace ce qu’il a avancé et ce qui lui a été rendu.

Peuvent faire des avances en compte courant :

  • les associés et actionnaires personnes physiques, quel que soit le nombre de parts ou d’actions qu’ils détiennent ;
  • les dirigeants : gérant, président de SAS, directeur général, administrateur ;
  • les sociétés associées, ce qui est la situation courante d’une holding qui finance ses filiales.

Le compte s’alimente de deux façons. Soit l’associé verse des fonds, soit il renonce temporairement à percevoir une somme que la société lui doit : rémunération non prélevée, dividendes votés et laissés dans la société, notes de frais non remboursées. Dans les deux cas, le montant vient créditer son compte.

Où se trouve le compte courant d’associé au bilan ?

Au passif, parmi les dettes. Le plan comptable général en vigueur au 1er janvier 2026 lui réserve le compte 455 « Associés – Comptes courants », avec deux subdivisions : 4551 « Principal » et 4558 « Intérêts courus ».

OpérationDébitCrédit
L’associé vire 30 000 € à la société512 Banque : 30 0004551 Principal : 30 000
L’associé laisse 10 000 € de dividendes votés en compte courant457 Associés – Dividendes à payer : 10 0004551 Principal : 10 000
Intérêts de l’exercice, non encore payés6615 Intérêts des comptes courants et des dépôts créditeurs4558 Intérêts courus
Remboursement partiel de 15 000 €4551 Principal : 15 000512 Banque : 15 000

Un compte courant créditeur figure au passif. S’il devient débiteur, l’associé doit de l’argent à la société et le solde passe à l’actif. Cette situation est interdite à beaucoup d’associés, comme on le verra plus loin.

Un banquier qui lit le bilan traite souvent les comptes courants bloqués comme des quasi-fonds propres, alors qu’ils restent comptablement des dettes. C’est l’une des raisons pour lesquelles les banques demandent une convention de blocage avant d’accorder un crédit.

Comment rémunérer un compte courant d’associé ?

La rémunération n’est pas obligatoire. Un associé personne physique peut prêter sans intérêts. Quand l’associé est une société, l’absence d’intérêts peut en revanche être qualifiée d’acte anormal de gestion par l’administration : la société prêteuse renonce à un revenu sans contrepartie.

Le taux est fixé par les statuts ou par une convention de compte courant. Les parties sont libres de le choisir, mais la fiscalité les ramène vite vers le taux de référence.

Le taux maximal d’intérêts déductibles en 2026

L’article 39, 1-3° du code général des impôts plafonne la déduction des intérêts versés aux associés. Le taux de référence est la moyenne annuelle des taux effectifs moyens pratiqués par les banques pour des prêts à taux variable aux entreprises d’une durée initiale supérieure à deux ans. Ces taux sont publiés chaque trimestre au Journal officiel, et le BOFiP les reprend.

Taux effectifs moyens publiés pour la période du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026 : 4,36 % au 3e trimestre 2025, 4,30 % au 4e trimestre 2025, 4,31 % au 1er trimestre 2026 et 4,35 % au 2e trimestre 2026.

Le taux à retenir dépend de la date de clôture. Pour un exercice de douze mois :

Exercice de 12 mois closTaux maximal d’intérêts déductibles
Du 31 décembre 2025 au 30 janvier 20264,55 %
Du 31 janvier au 27 février 20264,49 %
Du 28 février au 30 mars 20264,44 %
Du 31 mars au 29 avril 20264,39 %
Du 30 avril au 30 mai 20264,37 %
Du 31 mai au 29 juin 20264,34 %
Du 30 juin au 29 septembre 20264,33 %

Pour un exercice clos le 31 décembre 2026, le taux sera la moyenne des quatre trimestres de 2026. Seuls les deux premiers (4,31 % et 4,35 %) étaient repris par le BOFiP au 8 octobre 2026 : le taux définitif n’est pas encore connu. Nous mettrons cette page à jour à sa publication.

Deux règles de calcul évitent des erreurs fréquentes. Le plafond s’apprécie sur le taux et le montant bruts des intérêts, avant tout prélèvement chez l’associé. Et chaque compte courant s’examine séparément : un associé payé au-dessus du plafond ne se compense pas avec un autre payé en dessous.

La condition oubliée : un capital entièrement libéré

Le même article 39 subordonne la déduction à une condition : le capital doit avoir été entièrement libéré. Une société dont une partie du capital en numéraire reste à verser ne peut déduire aucun intérêt de compte courant tant que ce solde n’a pas été appelé et versé. Le plafond de taux ne joue même pas : la déduction est nulle.

Entre sociétés d’un même groupe : le taux de marché

Quand le prêteur est une entreprise associée ou liée, l’article 212 du CGI ouvre une alternative. Les intérêts restent déductibles dans la limite du taux de référence ou, s’il est plus élevé, du taux que la société emprunteuse aurait pu obtenir auprès d’établissements financiers indépendants dans des conditions analogues. Une filiale dont la situation justifierait un taux bancaire de 6 % peut donc payer 6 % à sa holding, à condition de le prouver : propositions de financement, notation, comparables. La preuve pèse sur la société. Les avances d’une holding à ses filiales s’organisent souvent dans une convention de trésorerie de groupe.

Exemple chiffré : combien d’intérêts la société peut-elle déduire ?

Une SAS clôture son exercice de douze mois le 31 août 2026. Son capital est entièrement libéré. Sa présidente lui a prêté 80 000 € en compte courant pendant tout l’exercice, au taux de 5 % prévu par la convention.

CalculMontant
Intérêts versés : 80 000 € × 5 %4 000 €
Plafond déductible : 80 000 € × 4,33 %3 464 €
Fraction non déductible, à réintégrer au résultat fiscal536 €
Imposition chez la présidente au PFU : 4 000 € × 31,4 %1 256 €
Dont acompte de 12,8 % retenu par la société au paiement512 €
Intérêts nets pour la présidente après PFU2 744 €

Si la convention avait fixé le taux à 4,33 %, la totalité des intérêts aurait été déductible. Quand l’avance arrive en cours d’exercice, les intérêts se calculent au prorata du temps : 40 000 € versés le 1er mars 2026 et rémunérés à 4 % rapportent 806,58 € sur les 184 jours qui restent jusqu’au 31 août, sous le plafond de 873,12 € calculé au taux de 4,33 %.

Comment les intérêts sont-ils imposés chez l’associé ?

Pour un associé personne physique, les intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers. Ils sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option globale pour le barème progressif. Notre guide sur la flat tax et l’option pour le barème aide à arbitrer.

Lors du paiement, la société retient un prélèvement de 12,8 % calculé sur le montant brut (article 125 A du CGI). C’est un acompte, imputé ensuite sur l’impôt dû. Un associé dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune) peut demander à en être dispensé.

Pour un associé société soumise à l’impôt sur les sociétés, les intérêts reçus sont des produits financiers imposés à l’IS.

Côté société emprunteuse, une obligation déclarative accompagne les avances : la déclaration annuelle de contrat de prêt (cerfa n° 10142), à déposer au plus tard avec la déclaration de résultat.

Comment récupérer l’argent d’un compte courant d’associé ?

Si les statuts et la convention sont muets, la créance est remboursable à tout moment : l’associé demande, la société rembourse. Elle ne peut pas refuser, même en invoquant des difficultés financières, ni limiter le remboursement à ce que sa trésorerie supporte. Elle peut seulement demander au juge des délais de paiement, limités à deux ans (article 1343-5 du code civil).

Cette liberté de retrait est un risque pour la société : un associé qui part en conflit peut réclamer son compte d’un coup. D’où l’intérêt d’en fixer les règles par écrit.

La convention de blocage

Bloquer un compte courant, c’est priver l’associé du droit d’en demander le remboursement pendant une durée convenue. La décision résulte d’une convention signée entre la société et l’associé, ou d’une décision unanime des associés. Les fonds deviennent alors des capitaux stables. C’est la contrepartie que demandent souvent les banques avant d’accorder un prêt, et un point systématiquement examiné lors d’une levée de fonds.

Une convention de blocage utile précise au minimum : le montant bloqué, la durée ou l’événement qui met fin au blocage (remboursement intégral du prêt bancaire, par exemple), le sort des intérêts pendant cette période et ce qui se passe si l’associé cède ses titres.

En cas de redressement ou de liquidation judiciaire

Dès l’ouverture d’une procédure collective, la société n’a plus le droit de rembourser un compte courant. L’associé doit déclarer sa créance au mandataire ou au liquidateur, comme n’importe quel créancier, et il passe après les créanciers privilégiés. Un compte courant important dans une société fragile est donc une créance à risque, ce que l’associé doit avoir en tête avant d’avancer des fonds.

Un compte courant d’associé peut-il être débiteur ?

Pour beaucoup d’associés, non. Un compte débiteur revient à ce que la société prête de l’argent à l’associé, et le code de commerce l’interdit, à peine de nullité, dans plusieurs cas :

FormeQui ne peut pas avoir de compte débiteurTexte
SARLGérants et associés autres que les personnes morales, représentants légaux des sociétés associéesArticle L. 223-21 du code de commerce
SAAdministrateurs personnes physiques, directeur général, directeurs généraux délégués, représentants permanents des administrateurs personnes moralesArticle L. 225-43
SASPrésident et dirigeants de la sociétéArticle L. 227-12, qui renvoie à l’article L. 225-43

L’interdiction s’étend au conjoint, aux ascendants et descendants de ces personnes, ainsi qu’à toute personne interposée. Une société associée, elle, peut avoir un compte débiteur : c’est le fonctionnement normal d’une centralisation de trésorerie dans un groupe. Dans les SCI, les associés personnes physiques peuvent aussi être débiteurs.

Le cas pratique le plus fréquent est involontaire : un gérant de SARL qui règle des dépenses personnelles avec la carte de la société, sans compte créditeur suffisant pour les absorber. Au-delà de la nullité, ce prélèvement sans titre peut exposer le dirigeant à des poursuites pour abus de biens sociaux. Un rapprochement mensuel du compte 455 suffit à éviter la plupart de ces situations.

Passerelle de bois posée entre deux plateaux de pierre séparés par un vide étroit
Le compte courant finance la société sans toucher à la répartition du capital.

Abandon, cession, incorporation au capital : que faire d’un compte courant ?

Un compte courant n’a pas vocation à rester indéfiniment. Quatre sorties existent : le remboursement, vu plus haut, et trois autres qui méritent d’être préparées.

L’abandon de compte courant

L’associé renonce à tout ou partie de sa créance pour aider la société, souvent quand ses capitaux propres sont devenus trop faibles. La dette de la société disparaît, ce qui augmente son résultat de l’exercice. L’abandon peut être assorti d’une clause de retour à meilleure fortune : si la situation de la société s’améliore, la créance renaît dans les conditions prévues.

Quand l’associé est une société, l’article 39, 13 du CGI exclut des charges déductibles les aides consenties à une autre entreprise, sauf aides à caractère commercial. Par exception, les aides accordées à une entreprise en procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, ou dans le cadre d’un accord de conciliation constaté ou homologué, sont déductibles à hauteur de la situation nette négative de l’entreprise aidée, puis, au-delà, à proportion des participations détenues par les autres associés. Un abandon purement financier consenti par une holding à une filiale saine n’est donc pas déductible chez la holding.

La cession du compte courant avec les titres

Le compte courant ne suit pas automatiquement les parts ou les actions. C’est une créance distincte des titres. Un associé qui cède ses titres reste créancier de son compte courant tant que l’acte n’en règle pas le sort. En pratique, l’acte de cession prévoit soit son remboursement par la société à la date de cession, soit sa cession au repreneur, souvent pour sa valeur nominale, avec un prix distinct de celui des titres. Un repreneur qui oublie ce point peut se retrouver face à une demande de remboursement quelques semaines après l’opération.

L’incorporation au capital

L’associé peut convertir son compte courant en capital : la société augmente son capital et l’associé libère les nouvelles actions par compensation avec sa créance. Dans les sociétés par actions, le code de commerce l’admet pour les créances liquides et exigibles (article L. 225-128) et impose un arrêté de compte établi par l’organe de direction et certifié exact par le commissaire aux comptes (article R. 225-134). L’opération renforce les capitaux propres sans sortie de trésorerie. En contrepartie, l’associé perd son droit au remboursement : il récupérera sa mise par les dividendes ou la cession de ses titres.

Faut-il une convention de compte courant ?

La loi ne l’impose pas, mais nous la recommandons dès que le montant est significatif ou que le compte est rémunéré. Elle fixe le taux, la date de calcul et de paiement des intérêts, les conditions de remboursement et de préavis, l’éventuel blocage et le sort du compte en cas de cession des titres.

Dans une SAS, une avance rémunérée consentie par le président ou par un associé disposant de plus de 10 % des droits de vote entre dans la procédure des conventions réglementées de l’article L. 227-10 du code de commerce. L’article L. 227-11 l’écarte pour les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales. Le doute se tranche au cas par cas ; en cas d’hésitation, soumettre la convention aux associés ne coûte qu’une ligne dans le rapport annuel.

Point de vigilance du cabinet

Les difficultés que nous rencontrons sur les comptes courants tiennent rarement au principe. Elles viennent du suivi : un taux supérieur au plafond reconduit d’année en année sans réintégration, des intérêts versés alors que le capital n’est que partiellement libéré, un compte de gérant devenu débiteur en fin d’exercice, ou une cession de titres signée sans clause sur le compte courant. Faites contrôler le solde de chaque compte 455 et le taux appliqué avant chaque clôture, et prévoyez le sort du compte dans tout projet de cession.

Notre cabinet d’expertise comptable, installé à Paris 17e, met en place les conventions de compte courant, calcule le plafond d’intérêts déductibles à chaque clôture et prépare les opérations de blocage, d’abandon ou d’incorporation au capital, notamment pour les dirigeants de holding. Pour un premier échange sur votre situation, contactez-nous : le devis est établi après cet échange.

Questions fréquentes

Le compte courant d’associé est-il obligatoire ?

Non. C’est une faculté. Une société peut fonctionner sans aucun compte courant, et un associé n’est jamais tenu d’en ouvrir un.

Quel est le taux maximal d’intérêts déductibles en 2026 ?

Il dépend de la date de clôture. Pour un exercice de douze mois clos entre le 30 juin et le 29 septembre 2026, il est de 4,33 %. Pour un exercice clos le 31 décembre 2025, il était de 4,55 %.

Les intérêts sont-ils déductibles si le capital n’est pas entièrement libéré ?

Non. L’article 39 du CGI subordonne la déduction des intérêts de compte courant à la libération totale du capital. Tant qu’une fraction reste à verser, aucun intérêt n’est déductible.

Comment déclarer les intérêts de compte courant ?

La société déclare les intérêts versés et le prélèvement de 12,8 % qu’elle a retenu, puis remet à l’associé un relevé de ses revenus. L’associé reporte ces intérêts sur sa déclaration de revenus, dans la rubrique des revenus de capitaux mobiliers, et le prélèvement déjà acquitté s’impute sur l’impôt dû.

Un gérant de SARL peut-il avoir un compte courant débiteur ?

Non. L’article L. 223-21 du code de commerce interdit aux gérants et aux associés personnes physiques d’une SARL de se faire consentir un découvert en compte courant, à peine de nullité. L’interdiction ne vise pas les associés personnes morales.

Peut-on transformer un compte courant d’associé en capital ?

Oui, par une augmentation de capital libérée par compensation avec la créance de l’associé. Dans les sociétés par actions, la créance doit être liquide et exigible et faire l’objet d’un arrêté de compte certifié par le commissaire aux comptes.

La société peut-elle refuser de rembourser un compte courant ?

Non, sauf blocage prévu par une convention ou par une décision unanime des associés. Elle peut seulement obtenir du juge des délais de paiement, dans la limite de deux ans.

Sources

Portrait d’Anthony Haddad, expert-comptable et commissaire aux comptes, cofondateur et associé du cabinet Myne

Anthony Haddad

Expert-comptable et commissaire aux comptes, cofondateur et associé

Anthony Haddad a cofondé Myne en 2022 après dix ans chez Experts et Entreprendre, où il est passé de chef de mission expert-comptable mémorialiste à directeur général associé. Il intervient auprès des dirigeants sur la tenue, la révision et le conseil de gestion.

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